Espagne - Il se fait greffer un cœur pendant que sa femme accouche
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EspagneIl se fait greffer un cœur pendant que sa femme accouche

Un Espagnol en attente d’une greffe a dû être opéré au moment précis où sa femme donnait naissance à leur fils, a annoncé vendredi un hôpital madrilène.

Antonio Salvador, 39 ans, s’apprêtait à assister à l’accouchement de sa femme lorsque l’hôpital l’a appelé pour lui dire qu’on avait trouvé un cœur compatible.

Antonio Salvador, 39 ans, s’apprêtait à assister à l’accouchement de sa femme lorsque l’hôpital l’a appelé pour lui dire qu’on avait trouvé un cœur compatible.

AFP/GREGORIO MARANON HOSPITAL

Atteint d’une grave maladie cardiaque, un Espagnol était sur le point d’assister à la naissance de son premier enfant quand un cœur s’est révélé disponible et lui a été greffé pendant que sa femme accouchait, a annoncé vendredi un hôpital de Madrid.

«Quand je suis entré en chirurgie, je n’étais pas encore père. J’ai parlé à ma femme par appel vidéo et nous nous sommes tous deux souhaité bonne chance. Quand je me suis réveillé, j’étais doublement satisfait», a témoigné Antonio Salvador, 39 ans, cité dans un communiqué de l’hôpital Gregorio Marañón, où il a été opéré mi-mars.

Atteint d’une insuffisance cardiaque héréditaire, «la greffe était l’unique solution» pour ce patient, a expliqué l’hôpital. «J’ai pris quelques minutes pour prendre la décision car cela signifiait manquer la naissance de mon premier enfant», a ajouté Antonio.

Pour sa femme Ana María González, âgée de 44 ans, ce fut un énorme soulagement.

Né avec «un cœur sous le bras»

«Je n’arrivais pas à croire qu’après dix ans» d’attente pour avoir un enfant, «nous allions recevoir la chose la plus merveilleuse de notre vie, au moment même où Antonio recevait la vie dont il avait besoin. Notre fils Samuel est venu avec un cœur sous le bras pour son père», a-t-elle raconté.

Victime d’un arrêt cardiaque en 2002 en sortant du métro à Madrid, Antonio avait été réanimé par une infirmière du même hôpital. «Désormais, il pourra mener une vie relativement normale», a assuré son cardiologue, le Dr Eduardo Zatarain.

Depuis 2002, Antonio estimait avoir «deux anniversaires», celui de sa naissance et celui de sa réanimation, car «ils m’ont sauvé la vie ce jour-là». Avec «la transplantation cardiaque et la naissance de mon fils le même jour, nous allons célébrer trois anniversaires», s’est-il réjoui.

(AFP)

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