Bâle: Il se filmait en train de violer sa propre fille
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BâleIl se filmait en train de violer sa propre fille

Un quinquagénaire comparaît depuis lundi devant la justice bâloise pour avoir abusé plusieurs fois de sa petite depuis ses sept ans, dans le but d'en faire des films pédopornographiques.

par
ofu

Un père de 59 ans a essayé tant bien que mal de se défendre, lundi devant le Tribunal pénal de Bâle. Avec une voix brisée, le conseiller financier a expliqué comment il en était venu à filmer les multiples agressions sexuelles et viols qu'il a commis sur sa fille dès sa 7e année, écrit mardi la «Basler Zeitung».

«Après la naissance de ma petite, quelque chose s'est brisé en moi. Je n'étais plus attiré par ma femme», a raconté le quinquagénaire aux juges. L'accusé a ensuite avoué avoir passé de nombreuses heures sur le Net pour visionner des vidéos porno. Dans un premier temps, le contenu qu'il regardait n'avait rien d'illégal, mais après un certain temps, le prévenu s'est mis à consommer de la pédopornographie. Lorsque la police est venue perquisitionner son domicile, elle est tombée sur 142 films et 4420 photos mettant en scène sa fille.

Fichiers sécurisés

«L'accusé s'est servi de sa fille comme d'une poupée pour assouvir ses pulsions sexuelles. Il l'a traitée comme une prostituée», a dénoncé lundi la procureure. Cette dernière a par ailleurs rappelé que le père a pris grand soin de ne pas se faire attraper. Il a ainsi publié ses vidéos exclusivement dans le darknet, une sorte d'internet parallèle qui garantit davantage d'anonymat aux utilisateurs. Un grand nombre des fichiers retrouvés sur son ordinateur étaient par ailleurs tellement bien sécurisés que la police criminelle n'est toujours pas parvenue à tous les ouvrir.

«Elle n'a jamais eu mal»

Le premier jour du procès n'a pas permis de découvrir si le quinquagénaire a partagé ses vidéos avec d'autres internautes ou si elles étaient uniquement destinées à son usage privé. De son côté, l'accusé n'a cessé de répéter qu'il a toujours tout fait pour protéger sa fille. «Je ne voulais pas qu'elle en tire des séquelles psychologiques. J'ai fais attention à ne pas être trop brutal avec elle. Elle n'a jamais eu mal. C'était un jeu pour elle.» Mais les films montrent le contraire. A de nombreuses reprises, la fillette demande à son père d'arrêter. On ignore où se trouvait la mère pendant les nombreuses agressions.

La procureure a requis une peine de prison de 8 ans à l'encontre du prévenu. L'avocat de la défense, lui, a demandé que la peine soit réduite à deux ans et demi et qu'elle soit commuée en thérapie stationnaire. Le verdict tombera mercredi.

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