Actualisé 09.02.2019 à 11:36

ZurichIl se prend pour le Chat botté et attaque des gens

Un rentier AI souffrant de graves troubles psychologiques a écopé de 1 an de prison pour avoir poussé une femme sur un escalier roulant de la gare de Zurich et en avoir agressé une autre, en mars 2018.

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Son attaque était gratuite et totalement imprévisible. En mars de l'an dernier, un Alémanique de 39 ans avait violemment poussé une femme qui se trouvait sur un escalier roulant de la gare de Zurich. La sexagénaire était tombée, tête en avant, sur le sol en pierre. Elle s'était cassé le bras gauche, qui avait servi à amortir la chute, écrit ce vendredi «Blick».

Une semaine plus tard, le trentenaire, qui a comparu jeudi devant le Tribunal de district de Zurich, s'en était pris à une autre femme, également en gare de Zurich. Il avait donné un gros coup de pied dans le mollet d'une jeune femme de 27 ans. Les faits s'étaient aussi produits sur un escalier roulant. Quand sa victime s'était retournée, il lui avait asséné un violent coup de poing au visage.

Risque de récidive élevé

Le rentier AI avait pu être arrêté huit jours plus tard. Lors de son interpellation, il avait dit au policier, tout en miaulant: «Je suis le Chat botté.» Selon une expertise psychiatrique, il souffre d'une schizophrénie paranoïde.

Interrogé jeudi par les juges, il s'est défendu: «La femme que j'ai poussée... c'est sa faute! Sa bouche mentait.» Il a par ailleurs assuré tout ignorer de la deuxième agression. Selon «Blick», l'homme avait l'air perturbé durant l'audience. Il a notamment expliqué entendre de «gentilles voix» depuis son enfance.

Pour finir, le prévenu a été condamné à 1 an de prison. En raison du haut risque de récidive, sa peine sera commuée en thérapie stationnaire, également appelée «petit internement» (lire encadré).

Mesure thérapeutique stationnaire ou petit internement

L'article 59 du Code pénal stipule que le juge peut ordonner un traitement institutionnel contre un prévenu qui souffre d'un grave trouble mental si l'auteur a commis un crime en relation avec ce trouble ou s'il est à prévoir que cette mesure le détournera de nouvelles infractions en relation avec ce trouble.

La privation de liberté entraînée par le traitement ne peut excéder 5 ans, précise le paragraphe 4 de l'article 59. Le juge peut prolonger la mesure de 5 ans si les conditions d'une libération conditionnelle ne sont pas réunies après ce délai.

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