Il se shoote aux somnifères
Actualisé

Il se shoote aux somnifères

Un trafic prend de l'ampleur dans le milieu des toxicomanes. Celui des sédatifs qui s'injectent.

«J'ai vu mon fils s'injecter ce somnifère, raconte une mère apeurée. Je sais qu'il s'en procure derrière la gare.» «Il s'agit de toxicos qui n'ont pas les moyens d'acheter de l'héro, révèle le chef de la task force, Olivier Cartier. Il nous arrive de trouver des pilules de Dormicom sur des dealers ou des consommateurs», le prix se négocie à 5 fr. pièce.

Christophe Mani, directeur de l'association Première Ligne, confirme: «Des personnes viennent dans nos locaux s'injecter ces pilules, qu'ils font fondre. Il s'agit surtout de polytoxicomanes en manque. La prise intraveineuse de Dormicom rend ce produit très addictif; il s'apparente à l'effet de l'héro.»

(sha)

Ton opinion