Etats-Unis – Il simule sa mort, change d’identité et finit à l’hôpital avec le Covid
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États-UnisIl simule sa mort, change d’identité et finit à l’hôpital avec le Covid

Censé être mort en 2020, un Américain de 34 ans qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international a été retrouvé dans une clinique écossaise, où il était en réanimation.

https://www.youtube.com/watch?v=MgDllAUHJtU
credit 12WPRI

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Non, Nicholas Alahverdian n’est pas mort. C’est pourtant ce que cet Américain de 34 ans a essayé de faire croire aux autorités, en simulant son propre décès en 2020. L’homme espérait ainsi éviter des poursuites pour fraude et agression sexuelle dans l’Ohio. Originaire de Rhode Island, l’individu a été retrouvé dans un hôpital de Glasgow, où il a failli mourir du Covid-19. «Il a été localisé il y a environ un mois en Écosse, alors qu’il était sous assistance respiratoire», explique au «Providence Journal» Robert Creamer, major de la police de Rhode Island.

Le trentenaire, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international, a été interpellé. Depuis plusieurs années, Alahverdian multipliait les pseudonymes pour masquer ses méfaits. Ainsi, il se présentait en Europe sous le nom d’Arthur Knight. Les autorités ont relevé ses empreintes et fait parvenir à Interpol un échantillon d’ADN. Selon le bureau du procureur du comté d’Utah, l’ADN prélevé lors d’une précédente arrestation reliait Alahverdian à une affaire d’agression sexuelle datant de 2008, dans laquelle le suspect s’appelait Nicholas Rossi. Il s’agissait, là encore, d’un pseudonyme utilisé par le trentenaire.

«C’était un «cold case» parce que le suspect a fait un excellent travail en se cachant et en créant de nouvelles identités. Notre bureau est reconnaissant de l’excellente collaboration entre les autorités pour emmener le suspect devant la justice», se félicite David Leavitt, procureur du comté d’Utah. Alahverdian faisait également l’objet de plaintes pour fraude et extorsion après avoir obtenu 22 cartes de crédit et prêts au nom du mari de son ancienne tutrice, accumulant ainsi 200’000 dollars de dettes. Il devrait également plus de 60’000 dollars à son ex-femme.

Le faux faire-part de décès de Nicholas Alahverdian, publié début 2020, rendait hommage à «un fervent catholique romain», qui n’avait jamais caché son «lymphome non-hodgkinien» et qui laissait derrière lui une femme et deux enfants. «Conformément aux souhaits de M. Alahverdian, sa dépouille terrestre a été incinérée et ses cendres dispersées en mer», peut-on lire dans ce faire-part.

(joc)

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