Suisse-Afrique – Il vole son ex-épouse, disparaît pendant quatorze ans puis se fait pincer
Publié

Suisse-AfriqueIl vole son ex-épouse, disparaît pendant quatorze ans puis se fait pincer

Un sexagénaire a réussi à prendre possession du compte de libre-passage de son ex-femme et a investi en Afrique en 2007. Introuvable depuis, l’homme qui compte plus de 108’000 francs d’arriérés de pension, a été appréhendé lors d’un banal contrôle routier.

L’homme a  demandé la résiliation du compte de libre-passage de son ex-femme en imitant sa signature.

L’homme a demandé la résiliation du compte de libre-passage de son ex-femme en imitant sa signature.

Getty

Roger* ne fait pas les choses à moitié. Alors qu’il était en instance de divorce, il a imité la signature de Jessica* et a demandé la résiliation du compte de libre-passage de celle qui lui a donné trois enfants.

Le sexagénaire a réussi ainsi à faire main basse sur un montant de 90’547 francs en 2007. Quand la Lausannoise, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), a constaté la supercherie, elle a porté plainte. Mais il était déjà trop tard: Roger avait déjà encaissé l’argent et l’a investi dans 17 hectares de terrain en Afrique et s’est volatilisé sans laisser d’adresse.

Plus de 100’000 fr d’arriérés de pensions alimentaires

Pendant que cet investissement en Afrique lui rapporte l’équivalent de 1’000 francs par mois, Roger a violé son obligation d’entretien envers ses enfants basés à Lausanne. De 2014 à 2021, c’est le Bureau de recouvrement des pensions alimentaires qui a ainsi pris le relais du père de famille en versant à Jessica un montant total d’environ 108’600 fr. L’instance vaudoise s’est ensuite retournée contre Roger en saisissant la justice.

L’escroc étant demeuré introuvable, la procédure s’était enlisée. Mais par un coup du destin, lors d’un séjour en Suisse l’année dernière, le père de famille indélicat a été contrôlé au volant par la police. Les agents ont ainsi remarqué que l’automobiliste était recherché depuis de longues années.

L’ex-épouse: «Bien mal acquis ne profite jamais»

Entendu par la procureure Ximena Paola Manriquez, le sexagénaire domicilié en France a admis les faits. Il vient d’être condamné par ordonnance pénale pour escroquerie, faux dans les titres et violation d’une obligation d’entretien. Il a écopé de 6 mois de prison avec un sursis de 2 ans. Il devra également s’acquitter de 1500 francs de frais de procédure. «Bien mal acquis ne profite jamais», a sobrement commenté Jessica. Toutefois, la mère de famille se dit consciente qu’elle devra «faire une croix» sur son argent volé.

*Prénoms d’emprunt

(apn)

Ton opinion