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GenèveIl sort de l'hôpital et lui fracasse sa voiture

Une jeune femme a vu le toit de sa voiture défoncé par un requérant d'asile. Personne ne veut mettre la main à la poche pour lui rembourser les dégâts occasionnés.

par
fkh

Elle n'a pas eu beaucoup de chance, c'est le moins que l'on puisse dire. Rachel, 27 ans a eu sa voiture défoncée par un homme qui sortait d'un hôpital psychiatrique. Le requérant d'asile était visiblement très en colère car on lui avait refusé le traitement qu'il désirait, relate «Le Matin». Il est monté sur le toit de l'auto de cette jeune femme et a fortement abîmé la carrosserie, avant de se jeter sur la route. Un motard qui arrivait à ce moment là a réussi à l'éviter in extremis.

Les dégâts s'élèvent à 5000 fr.

Là où le bât blesse, c'est que personne n'est disposé à payer les frais du véhicule abîmé. Et la note est quelque peu salée: 5000 francs pour les dégâts sur la carrosserie. «J'ai d'abord contacté mon assureur pour les réparations, explique la jeune femme. Mais il n'est pas entré en matière, estimant à juste titre que je n'étais en rien responsable.»

L'Hospice général ne peut agir

Du côté de l'Hospice général qui s'occupe de l'accueil des requérants d'asile, c'est l'immobilisme pour l'instant. Bernard Manguin, son responsable de communication dit «ne pas connaître les faits mais en revanche, de façon générale et concernant les questions de responsabilité civile, ajoute-t-il, l'Hospice général a conclu une assurance responsabilité civile sous forme de contrat collectif pour tous les requérants d'asile au sens de la législation fédérale sur l'asile.» Pour le porte-parole, «cette assurance est donc compétente en cas de sinistre et il appartient à cette dernière d'analyser les cas qui lui sont soumis».

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