Berne: Il sort de prison impuissant
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BerneIl sort de prison impuissant

Des gardiens auraient refusé à un détenu, atteint de priapisme, une aide médicale. Ce dernier poursuit les autorités pénitentiaires.

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Patrick Marbach/jbm

«Entre mes jambes, tout est foutu», se lamente H. H.*. Ce quadragénaire raconte comment il en est arrivé là. Tout un week-end, il s'est plaint de priapisme, un problème médical impliquant une érection permanente du pénis, aux gardiens de la prison où il était détenu. Ce n'est que le lundi qu'il a été traité.

Au final, les fonctions du tissu érectile de H. H. n'ont pas pu être sauvées lorsqu'il a été admis à l'hôpital. «En dernier recours, il faudra peut-être lui implanter une prothèse», laisse entendre un rapport médical.

Afin de couvrir les coûts engendrés par une telle intervention chirurgicale, H. H. songe à déposer une plainte pour obtenir une indemnisation. La directrice de l'établissement ne se prononce pas sur ce cas, pour lequel une procédure est en cours.

*Nom connu de la rédaction

Le priapisme, un phénomène dangereux

«L’érection permanente est un sujet tabou», commente l’urologue Cyrill Rentsch, de l’Université de Bâle. «Le plus grand danger, c’est de faire appel tardivement à un médecin», ajoute le praticien. Le sang qui reste dans le pénis, souvent après la prise de drogues ou de médicaments, peut vite conduire à la destruction de tout ou partie des tissus érectiles.

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