Lausanne: Il tripotait les femmes lors d'une expérience à l'EPFL
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LausanneIl tripotait les femmes lors d'une expérience à l'EPFL

Sous couvert de recherche scientifique, un doctorant en physique pelotait des volontaires dans son laboratoire.

par
Christian Humbert

Un jour de septembre 2015, Sarah* s'est rendue dans un laboratoire de l'EPFL. Comme une vingtaine d'autres personnes âgées de 18 à 34 ans, surtout des femmes, elle avait été recrutée via Facebook pour participer à une expérience sur «une nouvelle méthode de cartographie du cerveau humain». Contre 50 francs, elle devait passer une IRM en écoutant de la musique.

Alors que l'étudiante de 22 ans, en culotte et débardeur, était étendue sur le dos, Akash* lui a branché des électrodes sur la poitrine. Tout en flattant Sarah, le doctorant en physique de 33 ans s'est mis à la caresser «dans le cadre de l'expérience».

Après un premier scanner, le trentenaire a annoncé à Sarah «une simulation sexuelle pour en évaluer l'impact sur le cerveau».

Malgré le refus de la jeune femme, le chercheur l'a quand même touchée. Puis, lors d'un nouveau scanner, alors que l'étudiante était toujours sur le dos, Akash a tenté de l'embrasser trente secondes, «toujours pour l'expérience», mais elle a gardé les lèvres closes. «Cela ne marche pas, mettez-vous debout», lui a-t-il ordonné. Il s'est collé à elle, le sexe en érection, puis lui a touché fesses et seins. Sarah l'a définitivement repoussé, avant de partir et de porter plainte.

Le scientifique a admis les faits. Il a aussi avoué avoir agi de la sorte avec deux autres femmes non plaignantes. La justice l'a condamné à 180 jours-amende avec sursis, 1500 fr. d'amende et 4000 francs de frais.

* Prénoms d'emprunt

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