Actualisé 20.06.2020 à 14:37

FranceIl tue sa femme en pleine rue, 25 ans de prison

L’homme de 39 ans avait tué son épouse en 2017 alors qu’ils étaient en instance de divorce.

A la vue de témoins, l’homme avait saisi sa femme par les cheveux et lui avait porté 27 coups de couteau. (Image prétexte)

A la vue de témoins, l’homme avait saisi sa femme par les cheveux et lui avait porté 27 coups de couteau. (Image prétexte)

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Un Turc âgé de 39 ans, qui s'était acharné à coups de couteau en pleine rue sur son épouse avec laquelle il était en instance de divorce en 2017, a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle par la justice française, dans la nuit de vendredi à samedi. Au terme de trois jours de procès devant la cour d'assises de la Loire (centre de la France), le jury a suivi les réquisitions de l'avocat général, Marco Scuccimara, en prononçant également le «retrait de l'autorité parentale» de ce père de quatre enfants, âgés de 6 à 13 ans.

Outre l'assassinat de sa femme Hulya, 34 ans, dont il vivait séparé, Eyup Kantar a également été reconnu coupable de «tentative d'assassinat» du nouveau compagnon de son ex-épouse. Il lui avait porté une quinzaine de coups de couteau, après avoir forcé l'entrée à leur domicile commun, à La Grand-Croix (Loire), dans la nuit du 12 au 13 août 2017.

Après avoir très grièvement blessé cet homme de nationalité sénégalaise, le meurtrier s'était ensuite lancé à la poursuite de son épouse qui avait couru hors du logement. En pleine rue, à la vue de témoins, il l'avait saisie par les cheveux et lui avait porté 27 coups de couteau, dont «sept coups jugés mortels» par le médecin légiste.

Un «crime possessionnel prémédité»

L'accusation a démonté les explications de ce musulman pratiquant qui a évoqué pour sa défense un «crime d'amour» et un «coup de folie». Installé en France depuis une quinzaine d'années, ce façadier de métier ne s'exprime qu'en turc.

Le ministère public a plutôt qualifié les faits de «crime possessionnel prémédité» de la part de cet homme qui violait sa femme et qui avait prévenu qu'il ne la laisserait pas le quitter, selon les membres de la famille de la victime appelés à la barre.

Me Annick Sadurni, représentante de l'association Enfance et partage, partie civile pour les quatre enfants du couple, a expliqué que ces derniers «ne veulent plus parler à leur père, ni le voir».

(AFP)

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