Italie: Il tue trois personnes avant d'être arrêté
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ItalieIl tue trois personnes avant d'être arrêté

Un individu armé a ouvert le feu au tribunal de Milan. L'attaque a fait trois morts et deux blessés, selon le procureur de la Cour d'appel, Giovanni Canzio. Le forcené a été interpellé.

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Un individu armé a ouvert le feu au tribunal de Milan le 09.04.2015. L'attaque a fait trois morts et deux blessés, selon le procureur de la Cour d'appel, Giovanni Canzio. Le forcené a été interpellé.

Un individu armé a ouvert le feu au tribunal de Milan le 09.04.2015. L'attaque a fait trois morts et deux blessés, selon le procureur de la Cour d'appel, Giovanni Canzio. Le forcené a été interpellé.

AFP/Olivier Morin
Claudio Giardiello , l'homme qui était poursuivi pour banqueroute, a été recherché à l'intérieur du tribunal, cerné par les forces de l'ordre. Il a fini par être interpellé.

Claudio Giardiello , l'homme qui était poursuivi pour banqueroute, a été recherché à l'intérieur du tribunal, cerné par les forces de l'ordre. Il a fini par être interpellé.

Reuters/Handout
Keystone/AP/Daniel dal Zennaro

Un homme poursuivi pour banqueroute frauduleuse a ouvert le feu jeudi matin au tribunal de Milan. Il a provoqué la mort d'au moins trois personnes, dont un avocat et un juge, et blessant deux personnes. Il a ensuite pu prendre la fuite, avant d'être arrêté.

Agé de 57 ans, l'homme comparaissait pour la faillite en 2008 d'une agence immobilière dont il était l'un des propriétaires. Selon l'agence italienne Ansa, il a déclaré aux enquêteurs avoir voulu «se venger de ceux qui l'avaient ruiné».

Il a ouvert le feu dans la salle d'audience au troisième étage du tribunal, tuant un avocat qui avait renoncé à le défendre, avant de descendre au deuxième étage tuer le juge dans son bureau. Un troisième homme a été retrouvé mort mais son corps ne portait pas de trace de tirs, selon les secours, ce qui laissait plutôt envisager une crise cardiaque provoquée par la panique.

Fuite à moto

Certaines sources font état d'une quatrième victime, mais ce décès n'était pas confirmé. Les tirs ont aussi fait deux blessés, dont un était dans un état grave.

Alors que les forces de l'ordre le pensaient encore caché dans l'immense complexe du tribunal, l'homme s'est enfui à moto. Il a finalement été arrêté à Vimercate, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Milan, a expliqué le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano.

Selon le ministre, il était «prêt à tuer d'autres personnes à Vimercate». Conduit à une caserne des carabiniers, il a fait un malaise et a été conduit à l'hôpital.

«Un peu paranoïaque»

Un avocat, Valerio Maraniello, a raconté à l'AFP l'avoir défendu il y a deux ou trois ans. «Je l'ai assisté pour des problèmes de médiation immobilière pendant un an», a-t-il expliqué en évoquant un homme qui «présentait bien».

«Ce client était particulier, une personne agressive, un peu paranoïaque, il était toujours convaincu qu'on cherchait à l'avoir», a-t-il ajouté, précisant avoir cessé de le défendre parce que l'homme ne suivait pas ses conseils.

Drame «incompréhensible»

«Ce n'est pas la première fois que cela arrive, mais ce doit être la dernière», a lancé le chef du gouvernement, Matteo Renzi, alors que les assassinats de magistrats ont marqué l'histoire récente de l'Italie.

Evoquant un drame «incompréhensible et très grave», M. Renzi a répété qu'il était «impensable de pouvoir entrer dans un tribunal avec une arme» et promis que «toutes les enquêtes nécessaires» seraient menées.

Selon le procureur de Milan, Edmondo Bruti Liberati, les détecteurs de métaux aux entrées du complexe fonctionnaient tous, mais il est possible que le tireur ait utilisé l'entrée des avocats, magistrats et membres du personnel du tribunal, exemptés de détecteur.

Craintes pour l'Expo universelle

De nombreuses voix se sont élevées en Italie pour dénoncer les probables failles dans les mesures de sécurité, alors que Milan accueille à partir du 1er mai l'Exposition universelle qui devrait attirer des millions de visiteurs.

«Je suis très inquiet», a ainsi lancé Matteo Salvini, le chef de la Ligue du Nord. «Si l'on a le même niveau de sécurité à l'Expo, j'imagine ce que peuvent envisager des terroristes potentiels».

Le gouverneur de la région Lombardie, Roberto Maroni, lui a toutefois indirectement répondu en affirmant être «tranquille» pour la sécurité du grand événement international. La fusillade «n'est pas liée à l'Expo, mais à une lacune dans le système de sécurité et de contrôle du tribunal, qui va être immédiatement comblée», a-t-il dit.

«Il y a un temps pour tout», a de son côté affirmé Matteo Renzi en appelant à ne pas «instrumentaliser les événements» et en assurant que le pays n'était pas «plongé dans un état de terreur généralisée».

(ats)

Portrait du tireur

Le suspect est un homme de 46 ans, Claudio Giardiello, en procès pour banqueroute frauduleuse. Parmi les victimes figureraient un juge, l'avocat du prévenu et deux témoins, selon le site du «Corriere della Sera».

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