Accusé de viol à tort: Il veut être définitivement blanchi

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Accusé de viol à tortIl veut être définitivement blanchi

Accusé à tort de viol il y a 17 ans, Alejandro voit pourtant la mention toujours présente dans le système informatique de la police.

par
sha
Accusé à tort, le nom d'Alejandro est toujours associé à l'infamie.

Accusé à tort, le nom d'Alejandro est toujours associé à l'infamie.

«Dès que je me rends dans un poste de police pour une banale contravention routière, je dois affronter les mêmes regards inquisiteurs, et parfois les remarques blessantes sur un passé qui n'est pas le mien». Les origines de l'affaire qui empoisonne la vie d'Alejandro remontent à août 1994.

Son ex-copine dépose alors une plainte contre lui pour viol. «C'était sa manière de se venger suite à notre rupture», lâche le quadragénaire. Les choses s'arrangeant entre les tourtereaux, la jeune femme retire sa plainte; mais la machine judiciaire s'est mise en route. L'accusatrice a beau expliquer son égarement aux autorités, l'affaire ira jusqu'au tribunal qui classe le cas en 1994. Dix-sept ans plus tard, le système informatique de la police garde encore une trace «de violation de domicile, viol et menaces».

Il a beau arroser de lettres toute la République (chef de la police, procureur) rien n'y fait. Le nom d'Alejandro est toujours associé à l'infamie. «Que faut-il que je fasse pour qu'on ne me confonde plus avec un pervers sexuel», demande-t-il. Contacté, Me Vincent Spira, bâtonnier de la République, indique que seule la cheffe de la police Monica Bonfanti peut ordonner le retrait de la mention du casier informatique. «J'ai d'ailleurs demandé le retrait d'une mention semblable pour l'un de mes clients cinq ans après les faits», relève Vincent Spira.

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