Actualisé 14.09.2012 à 05:05

Genève

Il veut museler l'impôt sur les chiens

Un député MCG souhaite abolir la taxe, qu'il qualifie d'injuste. Sa demande ne fait pas l'unanimité

de
Raphaël Leroy

«Pourquoi notre société devrait-elle pénaliser finan­ciè­rement une partie de la population, qui a choisi de vivre en compagnie d'un chien, qui constitue tout à la fois un apport affectif indéniable et une activité de loisirs?»

Moins d'un an après avoir été réformé, l'impôt sur les toutous revient sur le devant de la scène. Thierry Cerutti a en effet déposé un projet de loi, le 28 août dernier, pour l'abolir.

Impôt discriminant et cher

L'élu MCG s'étonne que les canidés soient les seuls animaux domestiques taxés, alors qu'ils sont souvent détenus par les plus faibles, comme les seniors.

Il affirme que cet impôt (entre 55 et 205 fr. par animal et par an selon la commune) est trop onéreux au regard des coûts déjà importants qu'engendre la détention d'un toutou. Selon lui, c'est aux impôts sur le revenu et la fortune d'opérer.

Fin 2011, on recensait plus de 33'500 chiens à Genève, pour un revenu de près d'un million de francs alors que moins de 50% des propriétaires étaient déclarés. De quoi faire tiquer les députés.

Un coût pour la collectivité

«L'abolition n'a aucun sens, s'exclame le socialiste Roger Deneys. Les ­finances cantonales étant ce qu'elles sont, la gratuité reviendrait à renoncer à d'autres prestations.»

Le libéral Renaud Gautier ironise. «Face aux difficultés actuelles, je suis admiratif que certains trouvent le temps de se pencher sur ce problème. Les animaux ont un coût et il me paraîtrait curieux que ceux qui les entraînent n'y participent pas.»

La Commission des finances se penchera sur le sujet mardi.

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