Thurgovie: Il veut payer son amende avec ses piécettes, la police  refuse… à tort

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ThurgovieIl veut payer son amende avec ses piécettes, la police  refuse… à tort

Un automobiliste s’est présenté au poste pour s’acquitter d’une bûche. Il a voulu payer avec 98 pièces de monnaie. Le policier a refusé. Mais la loi est claire: jusqu’à 100 pièces, c’est légal!

L’automobiliste avait vidé ses fonds de tiroir et voulait payer l’amende avec les pièces retrouvées.

L’automobiliste avait vidé ses fonds de tiroir et voulait payer l’amende avec les pièces retrouvées.

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Un automobiliste a été verbalisé en décembre 2022 pour s’être parqué dans le mauvais sens dans une rue de Weinfelden (TG). Résultat: une prune de 60 fr. Bon gré mal gré, il s’est plié à la loi et s’est souvenu qu’il avait chez lui plein de pièces de monnaie qui traînaient. «J’ai donc compté 60 fr. en menue monnaie et j’ai voulu régler l’amende de cette manière», explique le jeune homme de 21 ans à «20 Minuten». Il y avait 98 pièces qui, au total, représentaient 60 fr. «De cinq francs à cinq centimes. Il y avait de tout!» indique-t-il.

Arrivé au poste, l’agent a refusé le versement. Erreur! Car selon l’article 3 de la loi fédérale sur l’unité monétaire et les moyens de paiement, toute personne est tenue d’accepter jusqu’à 100 pièces de monnaie suisses comme moyen de paiement. «J’ai alors montré l’article en question au policier. Il m’a simplement répondu en me prenant de haut que cette loi ne s’appliquait pas à une autorité», poursuit le jeune homme.

L’autorité au-dessus des lois?

Il a donc payé l’amende par carte. «Je considère ma mésaventure comme une chicane crasse. Les pièces de monnaie sont reconnues et il y avait moins de 100 pièces de monnaie, à savoir 98 dans ce cas précis». Le jeune homme est surtout contrarié par le fait que les policiers s’en tiennent strictement à la loi pour dresser des amendes, mais prennent des libertés lorsque celle-ci les concerne directement.

Le Département de la justice et de la sécurité du canton de Thurgovie ainsi que la police cantonale thurgovienne ont pris position. «La loi sur l’unité monétaire et les moyens de paiement s’applique également aux policiers. En principe, le montant de l’amende aurait pu être payé avec 98 pièces. Quant à savoir si cela est opportun, c’est une autre question…», écrivent-ils. Les autres circonstances de l’incident seront clarifiées en interne. On ne sait pas si le policier doit s’attendre à des conséquences.

(mz/jbm)

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