Basketball: Il veut relever un nouveau défi dans le basket suisse
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BasketballIl veut relever un nouveau défi dans le basket suisse

Figure connue dans le petit monde de la sphère orange helvétique, Manu Schmitt a déposé son balluchon à Neuchâtel.

par
Marc Fragnière
Neuchâtel
Manu Schmitt, ici avec l'équipe de Suisse en 2006, est surnommé le «Suisse» dans son pays d'origine.

Manu Schmitt, ici avec l'équipe de Suisse en 2006, est surnommé le «Suisse» dans son pays d'origine.

Alors sélectionneur de l'équipe de Suisse et coach des Geneva Devils, il avait décidé de tourner le dos au basket professionnel au printemps 2008. Répondant à l'appel d'un grand groupe industriel hexagonal, il avait rangé tableau aimanté et marqueurs, sifflet et training.

Après cinq ans passés dans le monde de l'automobile entre Le Mans et Toulon, le Français a retrouvé les parquets helvétiques. «Le terrain me manquait trop. Il y a deux ans que j'ai commencé à réfléchir à un éventuel retour sur le banc. Cette réflexion a abouti et, depuis grosso modo un an, et je me suis remis sur le marché. Dès lors, il y avait plusieurs pistes exploitables. Soit je revenais comme entraîneur. Soit je m'engageais dans une nouvelle voie, en mettant à profit l'expérience récoltée ces dernières années dans l'économie en endossant un rôle de manager général dans une structure», explique le successeur d'Arnaud Ricoux à la Riveraine.

Celui que l'on surnomme «le Suisse» dans son pays d'origine a ainsi reçu diverses offres, avant que les tractations avec son nouveau club n'aboutissent. «Le premier contact a eu lieu en mai. Le challenge qui m'a été proposé m'a séduit et tout s'est enchaîné positivement jusqu'à mon arrivée», résume Manu Schmitt. Vainqueur opportuniste de la Coupe de Suisse la saison dernière, Union Neuchâtel cherchera à s'installer durablement au firmament de la hiérarchie helvétique. Mais rien ne sera facile.

«Contrairement à l'exercice précédent, l'effet de surprise n'aura plus cours», prévient d'ores et déjà le nouvel entraîneur. Le défi s'annonce de taille et ce n'est pas pour déplaire au Français!

«Capella a un énorme potentiel»

Ex-sélectionneur de la Suisse, Manu Schmitt a suivi le parcours estival de la phalange de Petar Aleksic. Il croit aux chances de disputer un jour un grand tournoi. «Elles existent maintenant qu’on est passé de 16 à 24 équipes en phase finale. La Suisse possède des joueurs qui jouent un rôle à l’étranger. Il y a Sefolosha, mais aussi Brunner (ndlr : blessé et absent lors de cette campagne) et Ramseier pour autant que l’on fasse table rase du passé (ndlr : il avait été renvoyé l’an dernier). La Suisse a besoin de tout le monde. Il y a aussi des jeunes intéressants. Notamment Capella qui a un énorme potentiel».

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