États-Unis: Il voulait faire un carnage à Times Square
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États-UnisIl voulait faire un carnage à Times Square

La police a arrêté jeudi un sympathisant djihadiste qui prévoyait de commettre un attentat sur la célèbre artère de New York.

Le jeune homme de 22 ans était sous surveillance policière depuis des mois.

Le jeune homme de 22 ans était sous surveillance policière depuis des mois.

Keystone/DR

Un sympathisant djihadiste soupçonné de projeter un attentat à Times Square, haut lieu touristique de New York, où il voulait faire usage de deux pistolets, devait être présenté à un juge vendredi, selon le procureur fédéral de Brooklyn.

Deux pistolets Glock

Le suspect, Ashiqul A., était sous surveillance depuis plusieurs mois et a été interpellé jeudi alors qu'il tentait d'acheter deux pistolets 9 mm de marque Glock, a indiqué vendredi le bureau du procureur Richard Donoghue dans un communiqué.

Pour le chef de la police de New York James O'Neill, cité dans le communiqué, le fait que le jeune homme de 22 ans ait été jusqu'à acheter les armes «indique clairement son intention de mener son projet à bien».

Le bureau du procureur n'a pas précisé la nature exacte des chefs d'accusation retenus contre Ashiqul Alam.

Après avoir parlé, dans des échanges privés, d'attaquer des hommes politiques à New York et Washington, le suspect, né au Bangladesh et résident du quartier new-yorkais de Queens, se serait recentré sur Times Square, où il aurait effectué des visites de reconnaissance et filmé avec son téléphone.

Agent sous couverture

En août 2018, un agent sous couverture est entré en contact avec lui, alerté par ces conversations qui avaient été interceptées.

Lors d'échanges avec le policier, qui se présentait sous une fausse identité, il a fait part de sa sympathie pour le groupe État islamique (EI) et son admiration pour Oussama ben Laden. Il n'a, en revanche, jamais mentionné de contacts avec une organisation djihadiste, ou l'un de ses représentants.

Les deux hommes se sont rencontrés de nombreuses fois, notamment pour se rendre sur un stand de tir.

À la demande du suspect, le policier sous couverture l'a finalement mis en contact avec un «associé» - en réalité lui aussi policier - à même de lui fournir deux pistolets.

Le suspect aurait également évoqué avec le policier son souhait d'acheter des grenades, ainsi que de subir une opération au laser pour réduire sa myopie, étape présentée comme nécessaire pour mener une attaque avec plus d'efficacité.

Aux États-Unis, la police pratique régulièrement la stratégie de l'«entrapment» (prise au piège): des agents sous couverture assistent un suspect dans la préparation d'un délit ou d'un crime, pour le prendre ensuite sur le fait.

Cible de choix

Premier lieu touristique de New York, Times Square est régulièrement l'objet d'attaques ou de tentatives d'attentat.

En décembre 2017, un autre New-Yorkais né au Bangladesh et sympathisant djihadiste, Akayed Ullah, avait tenté de faire exploser une ceinture d'explosifs dans un tunnel de la station de métro de Times Square. Il n'avait réussi à ne blesser sérieusement que lui-même.

Quelques mois plus tôt, un ancien combattant, Richard Rojas, avait foncé dans la foule avec son véhicule, tuant une jeune femme et blessant 22 personnes. Il n'avait aucun lien avec la mouvance djihadiste.

En 2016, trois hommes qui projetaient de faire sauter des explosifs à Times Square, ainsi que dans le métro de New York, avaient été arrêtés avant leur passage à l'acte. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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