Actualisé 04.12.2006 à 13:40

Il voulait la tuer pour violer son cadavre

Un homme de 24 ans comparaît depuis lundi devant le Tribunal correctionnel de Lausanne pour crime manqué d'assassinat. Il voulait réaliser son fantasme: violer un cadavre.

En novembre 2004, il avait tenté de tuer une jeune femme au moyen d'un rasoir à Epalinges (VD) pour réaliser son fantasme: violer un cadavre.

Muni dans son sac à dos de l'équipement du parfait tueur, couteau, gants, ligatures et pull de rechange, l'accusé, consommateur de films violents, a attiré sa victime en bordure de forêt. Il lui a demandé de l'aide pour récupérer son chat coincé sur un arbre. D'abord réticente, la jeune femme alors âgée de 20 ans accepte, car «il avait l'air gentil et a dit qu'il habitait le quartier».

Elle échappe à son agresseur

Le prévenu sort alors de sa poche un rasoir de barbier et tente de trancher la gorge de la jeune femme par derrière. Il porte un autre coup qui atteint son manteau et son écharpe, mais ne la blesse que superficiellement.

L'accusé la fait tomber. Se débattant avec force, la jeune femme pourtant frêle réussit finalement à saisir le rasoir qui blesse son agresseur à la main en se repliant, et à le lui faire lâcher. Il saisit un spray au poivre, elle se protège le visage. Il la retient par son écharpe, mais elle parvient finalement à s'échapper et à trouver refuge au domicile de ses parents.

Faits reconnus

Lors de l'audience, l'accusé a clairement reconnu les faits. Il a volontiers admis éprouver depuis plusieurs années le désir de tuer une jeune femme afin de la posséder sexuellement une fois morte. Cette envie est née à lâge de douze ans quand son père a quitté le domicile familial pour une femme de 20 ans sa cadette, a-t-il expliqué.

Il a aussi déclaré avoir plusieurs fois cherché une victime pour passer à l'acte entre le printemps 2003 et septembre 2004. Il a renoncé notamment parce que les jeunes femmes qu'il visait rencontraient des amis.

Après son agression manquée d'Epalinges (VD), l'accusé est allé faire soigner sa main chez un médecin. Il a ensuite appelé sa mère à qui il a avoué son forfait. Celle-ci l'a accompagné à l'hôpital psychiatrique de Cery, avant d'avertir la police. (ats)

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