Rétrospective cinéma - Il y a 15 ans, Craig devenait Bond et Netflix n’était qu’un bébé
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Rétrospective cinémaIl y a 15 ans, Craig devenait Bond et Netflix n’était qu’un bébé

L’année où «20 minutes» est né, le journal n’avait pas de version sur mobile, le septième art pas de 3D généralisée ni de Blu-ray. Mais tous avaient l’avenir devant eux! Séquence souvenir.

par
Catherine Magnin
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Son nom est… Craig. Daniel Craig. Pour la première fois dans le costume de James Bond dans «Casino Royale», de Martin Campbell.

Son nom est… Craig. Daniel Craig. Pour la première fois dans le costume de James Bond dans «Casino Royale», de Martin Campbell.

Disney
Son nom est Dujardin. Jean Dujardin. Pour la première fois dans la peau d’Hubert Bonisseur de la Bath dans «OSS 117, Le Caire nid d’espions», de Michel Hazanavicius.

Son nom est Dujardin. Jean Dujardin. Pour la première fois dans la peau d’Hubert Bonisseur de la Bath dans «OSS 117, Le Caire nid d’espions», de Michel Hazanavicius.

Pathé Films
Son nom est Chirac. Patrick Chirac. Incarné par Franck Dubosc dans «Camping», de Fabien Onteniente.

Son nom est Chirac. Patrick Chirac. Incarné par Franck Dubosc dans «Camping», de Fabien Onteniente.

JMH Distribution

Vous souvenez-vous qu’en 2006 on pouvait aller se faire une toile au Broadway, rue du Cendrier, à Genève, et que le cinéma Atlantic, à Lausanne, n’avait pas encore été transformé en pizzeria? Qu’un écran géant s’élevait, l’été, face au lac à Lausanne-Bellerive?

Sony venait de breveter le Blu-ray, mais la commercialisation naissante du nouveau format de galette ne faisait pas d’ombre au DVD dans le salon des cinéphiles, pas plus que Netflix n’en faisait aux salles obscures. Et la 3D généralisée était encore une musique d’avenir.

Mon nom est minutes. Vingt minutes.

Mais qu’est-ce qu’on en a découvert, des choses, cette année-là, au cinéma! Chirac aux Flots Bleus… Patrick Chirac, évidemment, incarné par Franck Dubosc dans «Camping», premier volet d’une trilogie qui s’étalera jusqu’en 2016. Et Daniel Craig pour la première fois dans le costume de 007, dans «Casino Royale». La pandémie de Covid aura d’ailleurs été source d’un étrange hasard: c’est 15 ans plus tard, en cette année 2021, que l’acteur effectuera sa dernière mission au service de Sa Majesté, dans «Mourir peut attendre», comme un feu d’artifice pour l’anniversaire de «20 minutes»! Ce que deviendra la franchise, depuis que son propriétaire historique, MGM, a été racheté par Amazon, reste un mystère.

14,55 francs

C’était le prix moyen d’une place de cinéma en Suisse en 2006. En 2019, il était de 15,42 francs.
(Source: Procinema)

En 2006, un autre espion s’est trouvé un nouveau style, résolument comique, et un nouvel interprète: Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117, incarné par Jean Dujardin dans «Le Caire, nid d’espions» de Michel Hazanavicius. Le 4 août 2021, l’acteur récidivera pour la troisième fois dans «Alerte rouge en Afrique noire», cette fois sous la direction de Nicolas Bedos. Décidément, on dirait qu’ils se sont donné le mot pour fêter notre anniversaire!

En décembre 2006, le manchot héros de «Happy Feet» faisait des claquettes sur une banquise indemne, tandis que Flash McQueen carburait sans se poser trop de questions sur son empreinte carbone dans «Cars». Pourtant, la question écologique frappait un grand coup avec «Une vérité qui dérange», le documentaire de David Guggenheim sur l’ex-futur président des États-Unis, Al Gore, et sa campagne de sensibilisation sur le réchauffement climatique à l’échelle planétaire. Et puis la fonte des glaces a eu un impact sur l’univers de Manny, Sid et Diego, les héros de «L’Âge de glace 2», dont l’affiche mentionne «Chaud, les glaçons, chaud!» Le film d’animation de Carlos Saldanha a cartonné au box-office en Suisse.

Box-office suisse 2006

  1. «L’Âge de glace 2» (plus d’un million d’entrées)

  2. «Casino Royale»

  3. «Pirates des Caraïbes 2»

  4. «Da Vinci Code»

  5. «Le parfum»

En Suisse romande, «Les bronzés 3» s’est glissé au 2e rang, derrière «L’Âge de glace 2».
Le film suisse ayant engrangé le plus d’entrées cette année-là: «Grounding», de Michael Steiner et Tobias Fueter, sur la débâcle de la compagnie Swissair (378’381 spectateurs).

Le cinéma, c’est aussi les paillettes, la mode, le paraître. En 2006, Meryl Streep et Anne Hathaway rivalisaient dans «Le diable s’habille en Prada», pour le plus grand bonheur des fashionistas. Mais celle qui a fait fondre le cœur des spectateurs en défiant tous les préjugés esthétiques (et autres), c’est Abigail Breslin en candidate hors norme à un concours de beauté dans «Little Miss Sunshine».

Le mouvement #MeToo n’était pas encore né (les premières campagnes datent de 2007), mais la question de la parité homme-femme ne datait pas d’hier. Et le Festival de Cannes 2006 a fait œuvre de précurseur en accordant le prix d’interprétation féminine à 6 actrices (Penélope Cruz, Carmen Maura, Yohana Cobo, Lola Duenas, Blanca Portillo et Chus Lampreave pour «Volver» de Pedro Almodovar) contre 5 acteurs pour le prix d’interprétation masculine (Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan pour «Indigènes» de Rachid Bouchareb). La Palme d’or, elle, était attribuée à Ken Loach pour «Le vent se lève».

Le 23 novembre 2006 disparaissait Philippe Noiret, à 76 ans, un mois après la naissance du Canadien Jacob Tremblay (le 5 octobre). Il faudra attendre 2015 pour découvrir ce dernier dans «Room» aux côtés de Brie Larson (Oscar 2016 de la meilleure actrice), puis «Good Boys» en 2019. Depuis lors, il a surtout donné de la voix (dans la version originale de «Luca», sur Disney+ le 18 juin 2021 et bientôt dans la version live de «La petite sirène», où il doublera Polochon, le meilleur ami d’Ariel), avant d’être le héros d’un remake de «Toxic Avenger»…

Un petit best of 2006 (américano-centré…):

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