De la magie dans les ruptures de Silly Boy Blue
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Silly Boy BlueIl y a de la magie dans ses ruptures

La Française Silly Boy Blue sera le jeudi 16 septembre 2021 sur la scène du Chat Noir, à Carouge (GE), avec son prometteur premier album.

par
Julien Delafontaine
Silly Boy Blue peine à croire à son succès dans la musique.

Silly Boy Blue peine à croire à son succès dans la musique.

M. Fauque

La Française Silly Boy Blue, à la voix douce et puissante à la fois, a créé la sensation avec le disque «Breakup Songs». Sorti en juin 2021, ce premier long format d’Ana Benabdel­karim, de son vrai nom, frappe avec sa production hyperléchée. L’ex-journaliste musicale de 25 ans présentera sa pépite, aux mélodies mélancoliques et teintées de pop, de rock et d’electro, dans le cadre de la Bâtie.

Votre album tourne essentiellement autour du thème de la rupture. Pourquoi?

C’est un journal intime de ce qui m’est arrivé ces deux dernières années: beaucoup de ruptures, amicales, sentimentales et professionnelles. Lors d’une rupture, il y a toujours un moment de douleur, mais aussi cet instant magique où tu te sens prête à prendre un nouveau départ. Je trouve ça beau et beaucoup de mes morceaux sont ainsi pleins d’espoir.

Imaginiez-vous rencontrer un tel succès avec vos compositions?

J’aimerais bien avoir assez confiance en moi pour me dire que les gens aiment ce que je fais. Je n’y arrive pas encore. Je souffre du syndrome de l’imposteur. Lorsque je lis ou j’entends un truc positif sur moi, je me dis que la personne a dû se planter et qu’elle voulait en réalité parler de quelqu’un d’autre.

Pourquoi chantez-vous en anglais et non pas en français?

Enfant, c’était pour que mes parents ne comprennent pas ce que je racontais dans ma chambre. Quand j’ai grandi, toutes mes idoles chantaient en anglais donc cela s’est imposé naturellement que je les imite en composant comme elles.

Sur l’album, vous avez produit certains titres sans aucune aide.

Il y a très peu de femmes productrices et je désirais leur montrer que c’était possible. C’était également une façon de me rassurer, de me prouver que je suis légitime dans la musique, puisque j’ai réussi à créer de A à Z toute seule trois (ndlr: «Lantern», «Cecilia Part II» et «Creepy Girl») des douze titres du disque

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