Espace: Il y a des composés azotés sur Tchouri
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EspaceIl y a des composés azotés sur Tchouri

Des chercheurs bernois et internationaux ont démontré que des sels d'ammonium étaient présents sur la comète Tchouri.

L'équipe bernoise a montré dans plusieurs études que la comète contient des gaz nobles et des molécules-clés pour l'apparition de la vie.

L'équipe bernoise a montré dans plusieurs études que la comète contient des gaz nobles et des molécules-clés pour l'apparition de la vie.

AFP

Il y a bien des composés azotés sur la comète Tchouri sous forme de sels d'ammonium. Une équipe internationale avec participation bernoise en apporte la confirmation dans la revue «Science» après des expériences en laboratoire.

Des chercheurs bernois avaient déjà jugé vraisemblable la présence de sels d'ammonium sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko dans une étude publiée en janvier par «Nature Astronomy». Ils se basaient sur des données recueillies par le spectromètre de masse Rosina à bord de la sonde Rosetta.

Différentes possibilités simulées

Pour cette nouvelle étude parue jeudi, les chercheurs bernois ont collaboré notamment avec des confrères français de l'Université Grenoble Alpes. Ces derniers ont simulé en laboratoire différentes possibilités de composition de la surface de la comète et mesuré le spectre de réflexion qui en résulte.

La méthode s'est avérée concluante. Elle a permis de confirmer les mesures d'un autre spectromètre de masse embarqué sur Rosetta, Virtis, qui avait mesuré la longueur d'onde de la lumière reflétée par Tchouri. Il s'agit donc bien de sels d'ammonium contenant de l'azote, a indiqué jeudi l'Université de Berne dans un communiqué.

Apparition de la vie

Ces travaux tendent à confirmer que comme le phosphore, un autre élément indispensable à la vie sur Terre, l'azote y a vraisemblablement été amené par des comètes. Une des grandes questions de la mission Rosetta était de déterminer le rôle des comètes dans l'apparition de la vie sur notre planète.

Les comètes sont apparues il y a 4,5 milliards d'années et sont en quelque sorte restées dans le «congélateur» de l'espace pendant quasiment tout ce temps. Ce qui en fait des témoins d'exception.

Avant son crash délibéré sur Tchouri en 2016, marquant la fin de sa mission, Rosetta a «reniflé» autant que possible les gaz qui l'entourent et analysé au maximum les poussières. L'équipe bernoise a montré dans plusieurs études que la comète contient des gaz nobles et des molécules-clés pour l'apparition de la vie. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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