Eau des piscines: Il y a encore trop de pipi dans les piscines suisses

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Eau des piscinesIl y a encore trop de pipi dans les piscines suisses

Les contrôles des eaux de baignade seront désormais pareils partout en Suisse. Et beaucoup plus sèvères.

par
Jean-Bernard Mani/ats

Les contrôles de qualité de l'eau des piscines, effectués par les cantons et qu'on retrouve dans leurs rapports annuels, révèlent parfois la présence d'urine, de matières fécales ou des valeurs excessives de chlore. La Confédération veut instaurer des contrôles plus sévères et, surtout, uniformisés au plan national.

«Le problème vient surtout du manque de renouvellement de l'eau», déclare Marc Treboux, chimiste cantonal Neuchâtelois. «Ajouter de l'eau du réseau génère des coûts pour l'achat du liquide mais surtout pour la réchauffer. Et parfois les exploitants hésitent avant de rajouter de l'eau.»

«Aujourd'hui chacun pense que tout est propre et aseptisé. On oublie trop souvent les règles élémentaires d'hygiène, comme se doucher avant d'entrer dans les bassins par exemple.»

A Neuchâtel, les 74 piscines publiques sont inspectées en général quatre fois par an. En 2008, 181 échantillons d'eaux ont été analysés. Seuls quatre présentaient des défauts mineurs, qui ont fait l'objet de contestations.

En consultant le rapport annuel du chimiste cantonal valaisan, on découvre que 1502 échantillons d'eaux de baignade ont été analysés, dont 234 (15,6%) n'étaient pas conformes. Côté piscines couvertes, 49 échantillons ont été prélevés dont 8 étaient insatisfaisants.

L'Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS) salue la volonté du Conseil fédéral d'homogénéiser ces contrôles de qualité. La démarche s'inscrit dans le projet de révision de la loi sur les denrées alimentaires. Au nombre des nouveautés figure l'intégration des eaux de piscine et de douche dans le droit des denrées alimentaires.

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