Leila George: «Il y a peu, je servais encore dans un bar»
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Leila George«Il y a peu, je servais encore dans un bar»

Même si ses parents sont acteurs, Leila George a longtemps attendu
avant de devenir comédienne.

par
Henry Arnaud

Leila George a reçu «20 minutes» au cœur des studios Universal de Hollywood, au lendemain de la première américaine du film «Mortal Engines». Le film sort mercredi 12 décembre sur les écrans romands.

«Mortal Engines» est le premier film d'une saga, adapté d'une série de quatre livres. Comment avez-vous été choisie pour ce blockbuster?

Le réalisateur Christian Rivers voulait sûrement une inconnue (rires). J'ai auditionné à plusieurs reprises. C'est en quelque sorte mon partenaire, Robert Sheehan (ndlr: vu dans «The Mortal Instruments» et «Geostorm») qui m'a choisie. Il était engagé pour être le jeune héros, Tom dans ce film futuriste. Les producteurs ont adoré notre duo lors d'essais devant les caméras.

Avez-vous lu tous les livres de «Mortal Engines»?

Non, je n'ai lu que le premier livre car mon personnage de Katherine disparaît dans le premier roman de cette saga. Mais je ne vous dirais pas ce qui arrive dans le film car tout est possible….

Vous avez 26 ans et attendu longtemps avant de vous lancer dans le cinéma alors que vos deux parents connaissent tous les patrons d'Hollywood. Pourquoi ne pas avoir démarré à l'adolescence?

Jeune, je répondais que je ne serais jamais actrice, probablement parce que j'avais peur de la comparaison avec mes parents justement (ndlr: Vincent D'Onofrio et Greta Scacchi.) Je suis née à Sydney mais j'ai grandi en Angleterre loin des caméras. Maman voulait me protéger et me donner une enfance la plus normale possible.

Qu'est-ce qui vous a décidé à devenir comédienne?

J'étais à l'école du cinéma de Sydney car je m'imaginais bien m'essayer à la réalisation de courts métrages. Papa m'a demandé ce que je redoutais le plus dans mes études et j'ai répondu: «jouer la comédie». Il m'a dit: «si tu as peur d'être actrice, c'est probablement le job que tu dois essayer pour surmonter tes peurs» et me voilà devant vous aujourd'hui (rires).

Justement, votre prochain film «The Kid» a été réalisé par votre père. Est-ce un avantage d'être dirigée par un parent?

Le seul avantage d'avoir papa à la mise en scène, c'est que nous nous connaissons par cœur et que je sais exactement ce qu'il attend de moi. Plus jeune, j'ai souvent pris ses cours d'art dramatique, ce qui m'a permis d'apprendre à voir le professionnel D'Onofrio à la place de mon père. J'ai souvent joué des scènes dans ses classes où il me critiquait pour me faire progresser et, croyez-moi, il ne m'a jamais ménagée parce que je suis sa fille!

Est-ce que vous êtes prête pour une nouvelle vie en 2019?

Mes parents sont célèbres mais moi je bossais encore dans un bar de Santa Monica récemment. J'ai tout appris des hauts et des bas du show-biz avec eux justement et je sais que jamais rien n'est garanti au cinéma.

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