Actualisé 23.08.2012 à 14:33

Scandale du Calcio«Il y a un juge qui m'en veut comme un supporter»

C'est ce qu'a déclaré lors d'une conférence de presse l'entraîneur de la Juventus, Antonio Conte, au lendemain de la suspension de dix mois que lui a infligée la Commission disciplinaire.

«Je suis devenu le spot publicitaire de ce scandale», a-t-il ajouté, très remonté contre la justice sportive. «Cette affaire est absurde, je peux le dire maintenant», a répété à deux reprises celui qui, comme entraîneur, a fait gagner à la Juve le championnat italien la saison passée. «Cela fait sept mois que l'on associe mon nom à cette affaire, c'est diffamatoire», s'est défendu l'ancien défenseur. «Je n'ai jamais parié, mes joueurs savent qui je suis», a-t-il poursuivi, en soulignant avoir «toujours respecté les règles».

Conte était accusé d'avoir omis de dénoncer aux autorités des combines sur deux matches lors de la saison 2010-2011 (Novare-Sienne et AlbinoLeffe-Sienne). A l'époque des faits, Antonio Conte était l'entraîneur de Sienne, en deuxième division italienne.

Au terme d'une procédure d'appel, la Cour de justice fédérale (instance sportive) a estimé que l'accusation portant sur le match Novare-Sienne du 1er mai 2011 n'avait pas lieu d'être. Or, il s'agissait là de l'accusation la plus lourde. Toutefois, la durée de la suspension n'a pas été abaissée. «Je me suis alors dit que la peine allait descendre. Et bien, même pas. C'est absurde», a déploré Conte.

Conte a prévu de faire appel de sa suspension devant l'instance suprême du sport italien, le Tribunal national arbitral du sport (TNAS) du Comité olympique national (CONI). (ats)

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