Nuits mouvementées au Vortex - «Il y avait tellement de bruit qu’on a dû aller dormir ailleurs»
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Nuits mouvementées au Vortex«Il y avait tellement de bruit qu’on a dû aller dormir ailleurs»

Depuis quelques jours, des nuisances sonores à répétition perturbent certains locataires du Vortex, résidence étudiante à Chavannes-près-Renens (VD). La police confirme être intervenue plusieurs fois et avoir délivré des dénonciations.

par
Lauren von Beust
Y’a-t-il vraiment autant de fêtes que ça au sein du Vortex? Nous sommes allés poser la question à ces habitants. 

Résident du Vortex, Damien* arrive difficilement à fermer l’œil ces dernières nuits. Selon ce locataire, depuis mardi dernier, les rassemblements bruyants n’en finissent dans cette résidence étudiante. «Ils tapent aux portes, mettent la musique à coin, malgré le règlement qui n’autorise le bruit que jusqu’à 22h, s’agace-t-il. La nuit de jeudi à vendredi, j’ai dû veiller jusqu’à 4h du matin en attendant que la sécurité parvienne à disperser la foule!» Et le week-end de Pâques a été le coup de grâce. «La nuit de vendredi à samedi, il y avait tellement de bruit qu’on a dû aller dormir ailleurs», explique le jeune homme, qui vit avec sa compagne.

Des dizaines de dénonciations

La police cantonale vaudoise confirme être intervenue plusieurs fois depuis le 27 mars pour des nuisances sonores dans le secteur, mais l’origine du bruit n’a jamais pu être établie, «les personnes prenant la fuite à chaque fois» à l’arrivée des forces de l’ordre. Dans la nuit de vendredi à samedi derniers, plusieurs dizaines de dénonciations ont été délivrées pour des infractions aux normes Covid, notamment non-port du masque.

Le département sécurité, environnement et prévention de l’UNIL, UniSEP, organise des rondes régulières après 22h, et jusqu’à minuit environ, avec des agents de son équipe ou des agents privés. Géraldine Falbriard, attachée de presse de l’université lausannoise, explique que «les effectifs de surveillance du lieu ont été renforcés» après les nuits mouvementées entre jeudi et samedi, en accord avec la Fondation maisons pour étudiants Lausanne (FMEL).

UniSEP a notamment fait état d’une «soirée où les participants étaient disséminés dans la cour intérieure du Vortex», mais n’a «pas constaté de rassemblement en grand nombre au même endroit», contrairement à Damien qui, depuis sa chambre, observe parfois «des groupes d’une trentaine de personnes» dans l’enceinte du bâtiment. Selon le constat d’UniSEP, Géraldine Falbriard rapporte que parmi les fêtards, certains ne provenaient pas du campus, la cour intérieure du Vortex étant accessible à tous.

Pas de hausse de fêtes illégales

«Nous comprenons que ces jeunes se sentent comme «séquestrés» dans leur 20m², n'ayant plus la possibilité d'aller en cours et de se divertir... Mais cela a dépassé les limites de l'acceptable. Depuis le début du semestre en février, les événements se sont accentués», ajoute Damien. De son côté, la police dit ne pas avoir observé de hausse de fêtes illégales ces dernières semaines, «moins d’une quinzaine de cas» lui ont été reportés.

Les résidents du Vortex ne cachent pas le bruit qu’il y a eu ces derniers jours – des étudiants s’en sont aussi plaint sur une application interne au campus –, mais la plupart des interrogés ne sont pas incommodés (voir vidéo ci-dessus).

Prénom d’emprunt.

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