22.12.2017 à 17:04

BerneIls cassent les dents à des chiens de troupeau

Les habitants d'une commune bernoise se disputent depuis des années à cause des toutous d'un paysan, prétendument agressifs. Un récent rapport révèle désormais que les bêtes sont victimes de maltraitances de la part d'inconnus.

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ofu
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Wikipedia/Karina Leo-Steffen
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Plus rien ne va à Rüeggisberg (BE). Depuis près de cinq ans, plusieurs habitants de la localité sont en conflit avec l'éleveur de moutons Ueli Pfister. Selon la «Berner Zeitung», les chiens de l'éleveur, des bergers de Maremme-Abruzzes qui surveillent le troupeau seraient à l'origine du problème.

Les villageois reprochent au paysan de laisser vagabonder ses toutous dans la localité, sans les tenir en laisse. Les animaux auraient par ailleurs déjà montré des signes d'agressivité. Et malgré la clôture installée le long du chemin de randonnée, qui passe sur son territoire, les bêtes s'échapperaient de temps à autre.

Ni agressifs ni vagabonds

Contacté dans cette affaire, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a donc mené sa petite enquête à l'aide de GPS pour découvrir les réels déplacements des chiens de troupeau, écrit le quotidien alémanique. Et les résultats sont formels: les toutous restent pour la plupart du temps sur le terrain de leur maître, qu'ils ne quittent que très rarement. S'ils le font, ils ne s'éloignent jamais longtemps. Reinhard Schnidrig, directeur de la section Faune sauvage et biodiversité en forêt de l'OFEV, confirme par ailleurs que les animaux ne sont ni agressifs ni vagabonds.

Dans cette affaire, il soupçonne des inconnus de régulièrement provoquer, battre et lancer des pierres sur les chiens depuis le chemin de randonnée. Il explique ainsi que certains toutous se sont fait casser les dents. Il assure au journal qu'il fera tout pour que cette affaire soit inspectée de plus près, sans donner davantage de détails.

Mesures prévues pour le printemps 2018

Contactée, la présidente de la commune Therese Ryser explique que toutes les personnes impliquées se sont déjà réunies à deux reprises pour discuter d'éventuelles solutions. Des mesures devraient être prises au printemps 2018. Elle n'a pas non plus voulu donner davantage de précisions, en raison de la procédure en cours.

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