Yverdon-les-Bains (VD): Ils devraient essayer de ramer avec des raquettes
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Yverdon-les-Bains (VD)Ils devraient essayer de ramer avec des raquettes

Le chômage partiel a été refusé au club d’aviron, mais accepté pour d’autres sports, tels que le tennis.

par
Xavier Fernandez
Tous les clubs sportifs ne sont pas logés à la même enseigne pour bénéficier des RHT. (Photo d’illustration)

Tous les clubs sportifs ne sont pas logés à la même enseigne pour bénéficier des RHT. (Photo d’illustration)

Keystone

Peter Fischer, caissier du Club nautique d’Yverdon-les-Bains, a du mal à boucler ses comptes. À cause de la pandémie, la structure est restée trois mois à l’arrêt, mais ses deux employés –un entraîneur et une femme de ménage– ont continué de percevoir leur salaire. «En plus, nous avons perdu des membres et nous n’avons pas pu organiser notre manifestation, La Fête Eau-Lac, qui est l’une de nos principales sources de revenus», déplore-t-il.

Pour préserver ses finances, le club a demandé une réduction d’horaire de travail (RHT). Mais le Service de l’emploi du canton de Vaud a refusé, au motif que l’entreprise n’était pas «en contact direct avec un marché économique». Néanmoins, d’autres sports, tels que le tennis, ont pu bénéficier de cette mesure, notamment pour leurs entraîneurs. Et, à Genève, le club d’aviron a lui aussi obtenu des RHT. Interpellé sur ces différences de traitement, le Service de l’emploi explique que «cette mesure a pour but de prévenir le chômage et de maintenir des emplois et non de couvrir une perte d’exploitation». Rien à voir, donc, avec la réponse fournie au club au moment de refuser sa demande.

Dans le droit public, il n’y a pas de RHT

Pas besoin d’être une S.A. ou une S.à.r.l. pour demander le chômage partiel. Les associations aussi peuvent le faire. Mais pas les sociétés soumises au droit public. Le Canton estime qu’elles n’ont aucun risque de faire faillite. Certaines d’entre elles ne sont toutefois qu’en partie subventionnées. C’est par exemple le cas d’une école de musique de la Riviera. «Annulés, nos cours collectifs n’ont pas pu être facturés, mais les professeurs ont été payés. Et, étant subventionnés, nous ne pouvons pas faire des réserves. Si nous finissons dans le rouge, notre survie passera par un appel aux dons», craint le directeur.

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