Ils espèrent tout changer grâce à leurs «vacances»
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Ils espèrent tout changer grâce à leurs «vacances»

Des associations envoient des bénévoles en zone de conflit. Leur présence permettrait de rétablir la paix.

«La présence d'observateurs étrangers dans une zone de conflit a un réel effet dissuasif», déclare Anouk Henry. A 27 ans, la Lausannoise est partie trois mois avec l'association Peace Watch Switzerland, puis deux fois un an en Colombie avec Peace Brigades International. Ces deux organisations envoient des Suisses dans des zones de conflit telles que la Palestine ou le Chiapas.

La première envoie des bénévoles pour des durées de trois mois, encadrés par des ONG locales. Disposant d'un réseau international, Peace Brigades propose des actions plus longues, de douze à dix-huit mois, et indemnise ses observateurs. Le travaille des volontaires sur place est simple: être présent.

«J'ai passé deux mois au Chiapas, explique Alicia Giraude, 21 ans. Je devais rester neutre et, en cas d'incident, le signaler au Centre des droits humains de San Christobald. Cette présence passive change tout, selon Willy Mury, un retraité de retour du Chiapas.

«J'ai passé deux semaines dans une communauté de 25 personnes coincées dans une vallée par des groupes paramilitaires. Grâce à nous, elles ont pu aller en ville vendre leur café! Les étrangers ne passent pas inaperçus parmi les indigènes.» Malgré cela, il ne s'est jamais senti en danger. «Les gouvernements ont bien trop peur d'une campagne de presse internationale.»

Joël Burri

Séance d’info samedi à 13 h 30 dans les locaux d’Amnesty, rue de la Grotte 6 à Lausanne

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