Contrôle routier: Ils «font souvent demi-tour juste avant»
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Contrôle routierIls «font souvent demi-tour juste avant»

Voici comment se déroule une soirée avec la police à traquer l'alcool au volant.

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Mardi 22h dans un froid mordant sur la route Suisse, juste avant le giratoire de Mies (VD):

Mardi 22h dans un froid mordant sur la route Suisse, juste avant le giratoire de Mies (VD):

Keystone/Jean-christophe Bott
Un important déploiement de policiers armés surprend les automobilistes.

Un important déploiement de policiers armés surprend les automobilistes.

Keystone/Jean-christophe Bott
Les lampes torches se braquent sur les véhicules qui arrivent.

Les lampes torches se braquent sur les véhicules qui arrivent.

Keystone/Jean-christophe Bott

Mardi, 22h. Dans un froid mordant sur la route Suisse, juste avant le giratoire de Mies (VD), un important déploiement de policiers armés surprend les automobilistes. Les lampes torches se braquent sur les véhicules qui arrivent. Il faudra montrer patte blanche pour passer ce contrôle routier.

«C'est assez simple: vous inspirez et vous soufflez jusqu'à ce que je dise stop», explique un policier genevois à l'homme qui vient d'être arrêté et prié de se garer sur le bas-côté. Il affirme n'avoir rien bu et ne semble pas stressé du tout. Le résultat de l'éthylomètre tombe quelques secondes plus tard: négatif.

Il en sera de même pour les 63 autres conducteurs contrôlés entre 22h et 23h30 lors d'une opération menée par huit policiers genevois, cinq gendarmes vaudois et deux gardes-frontière. La plus haute alcoolémie relevée, 0,47 pour mille, frisait la limite autorisée. Les deux tests de drogue effectués dans la soirée étaient aussi négatifs.

Des mitraillettes

«Nous faisons en moyenne 15 à 20 contrôles diurnes et nocturnes par mois», explique le capitaine Daniel Hermann, officier à la brigade genevoise de circulation routière. «Un peu plus, lors de la période des Fêtes.» Le bilan n'est pas toujours aussi bon que celui de mardi soir: entre janvier et novembre, 800 cas d'ébriété ont été enregistrés.

Un automobiliste fribourgeois est surpris par l'importance du dispositif. «Je croyais qu'il y avait eu un braquage», explique ce sexagénaire qui revient de chez son dentiste. Il faut dire que les mitraillettes en bandoulière impressionnent. C'était son premier contrôle routier.

Ce n'est pas le cas d'un jeune Vaudois, qui rentre d'une journée de ski avec deux copains. «J'en suis à mon sixième contrôle depuis que j'ai mon permis», relève-t-il. La bière qu'il a bue en fin d'après-midi le laisse loin en-dessous de la limite légale.

Motards à l'arrêt

Lors de ces contrôles, les policiers ne testent pas seulement l'alcoolémie. Tous les papiers du véhicule et du conducteur sont vérifiés. Les données sont immédiatement vérifiées sur le fichier fédéral de recherches informatisées de police (RIPOL). Ils pratiquent aussi une rapide inspection de l'intérieur, coffre compris.

La herse prête à l'emploi n'a pas servi, mardi soir. Les deux grosses Yamaha 1100 cm3 n'ont pas non plus eu à traquer de fuyards. «Les automobilistes font souvent demi-tour sur route juste avant le contrôle», explique le capitaine Hermann.

Un renne sur la route

Ces opérations servent aussi à faire de la prévention. Mardi soir, trois équipes de bénévoles de Nez Rouge se tenaient à disposition. A défaut d'intervenir, ils ont distribué des tracts sous l'oeil bienveillant de leur renne-mascotte grandeur nature.

A noter encore que deux voitures dotées d'un système de lecture de plaque d'immatriculation ont scanné 141 véhicules en direction du canton de Vaud et 181 en direction de Genève. Là encore, rien de particulier n'a été signalé. (ats)

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