Avortement en Australie: «Ils m'ont forcée à écouter le coeur du foetus battre»
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Avortement en Australie«Ils m'ont forcée à écouter le coeur du foetus battre»

Une jeune femme ayant choisi de subir une interruption volontaire de grossesse a vécu un véritable calvaire qui l'a contrainte à repousser l'intervention.

par
joc
La jeune femme affirme qu'elle a été contrainte de repousser l'intervention, étant trop bouleversée pour continuer.

La jeune femme affirme qu'elle a été contrainte de repousser l'intervention, étant trop bouleversée pour continuer.

Une jeune Australienne affirme que des médecins l'ont forcée à écouter les battements du coeur du foetus qu'elle s'apprêtait à se faire retirer. Dans une déclaration publiée sur Tumblr, l'internaute raconte qu'elle et son compagnon ont été obligés de regarder l'ultrason et d'entendre le coeur du foetus battre.

Elle explique que le personnel médical lui a dit: «Désolés, mais c'est la loi. Nous devons nous assurer que vous remarquez les battements du coeur et que vous en êtes conscients, cela fait partie de notre boulot.» Bouleversée par ce qu'elle venait de vivre, l'Australienne a fini par renoncer à avorter ce jour-là. «Je ne me sentais pas assez en sécurité pour subir cette intervention à l'hôpital. Alors j'ai dû attendre deux semaines de plus, payer près de 500 dollars et subir le harcèlement des militants anti-avortement devant la clinique», raconte la jeune femme.

Méthode «absolument inappropriée»

Le couple a l'intention de porter plainte. Contactée par le «Daily Mail Australia», l'auteure de la publication est restée injoignable. Leslie Cannold ancienne présidente de l'association Reproductive Choise Australia, a estimé que la méthode des médecins était «absolument inappropriée». «Cela n'est pas du tout la loi. Pour moi, cela ressemble à une stratégie que des associations anti-avortement utiliseraient», a-t-elle déclaré.

Elle ajoute que lors d'interruptions volontaires de grossesses, le recours à des ultrasons est une procédure normale qui fournit de précieuses informations aux médecins. Mais qu'elle ne doit en aucun cas servir à culpabiliser les patientes ayant choisi d'avorter.

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