Lausanne - Ils manifestent pour avoir le droit de manifester
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LausanneIls manifestent pour avoir le droit de manifester

Samedi après-midi, les membres de différents collectifs se sont réunis pour «reprendre la rue» et dire tout le mal qu’ils pensent de la police.

par
Xavier Fernandez

«Tout le monde déteste la police», «Alerta antifascista» ou encore «À qui est la rue? Elle est à nous», c’est quelques-uns des slogans qu’ont répétés en boucle les manifestants, environ 200, réunis samedi après-midi à Lausanne. Organisée par le collectif «Prenons la rue» et composée de membres de différents groupes tels qu’Extinction Rebellion ou la Grève du climat, la manifestation avait pour objectif de revendiquer le droit à manifester.

«On nous refuse systématiquement les parcours demandés et les organisateurs sont tenus pour responsables quand la manifestation continue après la fin officielle ainsi que de tout acte de vandalisme commis pendant et après le cortège», déplore, notamment, le collectif. Ainsi, ce dernier exige: «L’abandon du principe de l’autorisation préalable en faveur du système de la notification préventive et que la police cesse ses pratiques abusives et intimidantes.»

Les policiers n’ont pas réagi aux provocations

Le cortège est parti vers 14h30 de la place de la Gare. Après avoir remonté l’avenue du même nom, il s’est dirigé vers la place Saint-François, pour ensuite redescendre vers le Flon et, finalement, remonter jusque devant l’Espace autogéré, à la rue César-Roux, destination atteinte vers 18h30. Encadrée par un imposant déploiement policier, la manifestation s’est déroulée dans le calme. «Nous n’avons dû procéder à aucune interpellation. À part quelques tags et une ou deux vitrines publicitaires cassées, il n’y pas eu de dégâts», détaille Anne-Sophie Stoll, répondante presse pour la police lausannoise.

À noter que, durant le cortège, les orateurs ont aussi rappelé les affaires d’Hervé et de la gare de Morges, où des hommes noirs sont morts sous les balles de policiers… et ils n’ont pas manqué de traiter ces derniers de meurtriers et de racistes. Malgré tout, les policiers présents n’ont pas bronché. «Comme pour toutes les manifestations autorisées, nous étions là pour sécuriser la population et fluidifier le trafic. Bien sûr, nos hommes ont entendu ces mots, qui sont forts. Mais nous devons toujours faire preuve de professionnalisme, y compris dans de telles situations», explique Anne-Sophie Stoll.

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Le but de la manifestation? Reprendre les rues.

Le but de la manifestation? Reprendre les rues.

XFZ
Les parapluies ne servaient pas uniquement à se cacher de la police et du soleil, ils arboraient aussi des messages.

Les parapluies ne servaient pas uniquement à se cacher de la police et du soleil, ils arboraient aussi des messages.

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Les banderoles ne manquaient pas d’originalité.

Les banderoles ne manquaient pas d’originalité.

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