Métavers – Ils misent 2,5 millions sur une parcelle virtuelle
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MétaversIls misent 2,5 millions sur une parcelle virtuelle

C’est le montant équivalent en dollars déboursé par une société pour s’attribuer un lopin de terre dans l’univers immersif de Decentraland.

La plateforme Decentraland revendique 7000 habitués quotidiens.

La plateforme Decentraland revendique 7000 habitués quotidiens.

decentraland.org

La firme d’investissement canadienne Tokens.com a déclaré avoir fait l’acquisition d’une parcelle de terrain numérique pour près de 2,5 millions de dollars en cryptomonnaie. L’achat, d’un montant total équivalant à 2,43 millions de dollars, serait le plus important de ce type jamais enregistré.

Tokens.com, qui se concentre sur la finance décentralisée (DeFi), a fait cet achat sur Decentraland, un métavers basé sur la blockchain. Dans ce genre de monde virtuel, les gens utilisent des cryptomonnaies pour interagir avec d’autres membres, acheter des terrains et d’autres objets numériques sous la forme de jetons non fongibles (NFT) .

Défilé d’avatars

Selon Tokens.com, le terrain est un «domaine de 116 parcelles au cœur du quartier de Fashion Street au sein de Decentraland» et équivaut à 6000 m2. Il sera utilisé pour organiser des défilés de mode numériques et développer les services de commerce électronique avec les marques de mode.

Métavers à la mode

Fondé en 2017, Decentraland revendique, lui, quelque 7000 utilisateurs quotidiens. Selon un rapport du cabinet Grayscale cité par le Cointelegraph, le taux d’utilisateurs actifs de métavers a été multiplié par 10 entre le début de 2020 et juin 2021. Les prix des jetons natifs des plateformes de métavers ouverts tels que Decentraland (MANA) et The Sandbox (SAND) ont connu une véritable envolée ces derniers temps, gagnant quelque 50% et 100% chacun.

Facebook dans le rétroviseur

C’est l’arrivée en grande pompe de Facebook rebaptisé Meta qui a dopé l’engouement pour les métavers. Decentraland s’est tout de suite positionné en anti-Meta. «Les gens qui voudront déterminer l’avenir des mondes virtuels qu’ils habitent, conserver la propriété de leurs créations numériques et se déplacer librement, choisiront la version décentralisée», promet Decentraland, opposant son modèle décentralisé à celui de Facebook «probablement centralisé» et qui «pourrait se heurter à la résistance des utilisateurs de métavers qui se méfient de son contrôle sur le contenu».

(laf)

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