Actualisé 26.10.2009 à 07:41

Affaire Kadhafi

«Ils n'ont pas été kidnappés»

Si l'on ignore toujours où ils se trouvent, les deux otages suisses en Libye iraient bien, selon une déclaration du vice-ministre libyen des affaires étrangères Khaled Kaim.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ne fait aucun commentaire.

Selon les propos cités par la NZZ am Sonntag, Khaled Kaim dit que les deux hommes d'affaires suisses retenus depuis quinze mois en Libye et emmenés par les autorités libyennes dans un lieu inconnu le 18 septembre dernier «Ils n'ont pas été kidnappés ou enlevés. Ils vont bien compte tenu des circonstances, même s'ils préféreraient certainement être dans un autre lieu». Ils ne sont pas en prison, mais dans une maison - à un endroit où personne ne peut rien leur faire.

La Suisse a durci le ton depuis que la Libye n'a pas respecté le délai convenu dans l'accord signé en août dernier par le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz pour la normalisation des relations entre les deux pays. La ministre des affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey a parlé de «kidnapping» et d'»enlèvement». Selon la «NZZ am Sonntag», Khaled Kaim conteste. Le DFAE a aussitôt été informé que les deux Suisses avaient été conduits en «lieu sûr».

Dans le journal dominical «Sonntag», Emmanuel Altit, l'avocat des infirmières bulgares détenues plusieurs années en Libye, conseille au Conseil fédéral de faire preuve de retenue. Ce serait plus efficace que les familles et les proches des otages ainsi que des comités citoyens se mobilisent, sensibilisent les médias, fassent pression et remuent le monde entier. «S'ils remarquent qu'ils ont plus à perdre qu'à gagner, les Libyens changeront gentiment d'avis». (20 minutes/ap)

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