Service: «Ils ne savent pas pourquoi ils étudient»
Actualisé

Service«Ils ne savent pas pourquoi ils étudient»

Les élèves romands qui rencontrent des difficultés sont toujours plus nombreux à solliciter du coaching privé.

par
Audrey Ducommun
Le temps passé avec les spécialistes permet aux 14-20 ans d'acquérir davantage de maturité.

Le temps passé avec les spécialistes permet aux 14-20 ans d'acquérir davantage de maturité.

En Suisse romande, de plus en plus d'établissements proposent des séances d'accompagnement des adolescents en situation d'échec scolaire, notamment. Ces privés répondent à une demande en hausse, comme l'a constaté à Lausanne le centre Futurplus, après cinq année d'existence. Ils étaient 75 inscrits en 2009 et près de 700 en 2013.

Selon son directeur, Noël Dentan, l'absence de motivation est le principal problème à traiter: «Ils ne savent pas pourquoi ils étudient, alors comment avancer sereinement?» Le travail (trois séances hebdomadaires sur trois mois) repose sur la désignation d'objectifs à court et à long terme. «Les écoliers ou les apprentis se fixent des challenges qui nécessitent des efforts minimes et en quelques semaines, ils avancent à grands pas», déclare-t-il.

C'est aussi la méthode prônée par Stéphanie Graf, directrice de Licoach à Cheseaux (VD). «Souvent, ils se sentent complètement perdus!» dit-elle, en précisant que «des événements mineurs, comme une rupture, peuvent parasiter leur stabilité». Les entretiens les aident à envisager leur vie sous un angle différent et à avoir confiance en eux.

Selon Laurent Picault, d'Educoaching à Genève, les élèves n'intègrent pas suffisamment les notions fondamentales. Ainsi, en plus d'une prise en charge relationnelle, il essaie de fournir des bases solides afin qu'ils gagnent en autonomie. «Nous présentons la pédagogie PNL (programmation neurolinguistique), qui permet de structurer les informations par la visualisation», explique-t-il.

Si le service a le mérite de proposer des cours individuels ou en petits groupes de deux à quatre personnes, il a tout de même un coût important. Certaines familles consentent même à un gros sacrifice. En effet, une heure coûte entre 50 et 100 francs.

Ton opinion