«Ils nous prennent de haut, on va se faire respecter»
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«Ils nous prennent de haut, on va se faire respecter»

FOOTBALL – A cinq jours du choc Allemagne - Suisse, le Vaudois Ludovic Magnin s'est livré à «20 minutes».

Fidèle à lui-même, le latéral gauche de l'équipe de Suisse et du VfB Stuttgart s'est exprimé sans retenue sur son actualité.

– Ludovic, après diverses rumeurs de transferts, vous êtes finalement resté à Stuttgart...

– Après un automne difficile, j'ai demandé à pouvoir être libéré. Mais Armin Veh (n.d.l.r.: l'entraîneur du VfB) a refusé. Il m'a dit qu'il comptait sur moi pour le 2e tour du championnat. Il l'a prouvé depuis puisque j'ai été titularisé lors du dernier match et que je compte bien être aligné dimanche à Dortmund.

– Il avait été question d'un transfert au Bétis Séville...

– Effectivement, j'apprécie autant la philosophie de Luis Fernandez que l'homme. Comme il était intéressé par ma venue, je voulais partir pour avoir du temps de jeu, en vue de l'Euro 2008. J'avais également d'autres propositions, en Allemagne et en Angleterre.

– Néanmoins vous êtes resté à Stuttgart. Comment appréhendez-vous le match de mercredi à Düsseldorf contre l'Allemagne?

– On a démontré durant le Mondial que nous savions jouer au football. Mais maintenant il faut montrer aux Allemands que nous ne sommes pas des petits Suisses. Ce match est superimportant, en raison de la grande rivalité qu'il y a entre les deux pays.

– Le Bâlois Marco Streller et vous-même avez certainement eu des discussions sur le sujet, avec les internationaux allemands du VfB...

– Evidemment! Les boutades ont déjà commencé. On se chauffe avec Timo Hildebrand, Thomas Hitzlsperger et Mario Gomez, qui a été appelé pour la première fois. On sait qu'ils nous prennent de haut, mais on va se faire respecter!

– A propos de Streller, quelle est votre relation avec lui?

– Nous avons une très bonne entente. Sa présence est très précieuse pour le moral. Lorsqu'il a été prêté six mois, l'hiver dernier, à Cologne, cela m'avait fait tout drôle de me retrouver seul. C'est mon camarade de chambre, et il partage la même philosophie de la vie que moi. C'est un chic type, qui aime bien rigoler. Sa mentalité est plus proche de celle des Romands que de celle des Allemands.

– Qu'est-ce qui différencie les Suisses de leurs homologues germaniques?

– Je pense que les Allemands sont beaucoup plus rigides et sérieux que nous. Nous sommes plus cools! (n.d.l.r: il rit). Pour l'exemple, si la consigne est de courir une demi-heure, ils s'arrêteront après quarante minutes... Tandis que nous, nous aurons plutôt tendance à stopper après vingt-neuf.

Marc Fragnière

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