Lausanne: «Ils ont besoin d'avancer dans la vie avec un projet»
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Lausanne«Ils ont besoin d'avancer dans la vie avec un projet»

Les habitants du quartier d'Entre-Bois étaient invités le samedi 9 mars aux portes ouvertes d'un nouveau foyer de requérants d'asile mineurs non accompagnés. Reportage vidéo.

par
Frédéric Nejad Toulami

Découvrez les lieux et certains de ses occupants dans ce reportage, ainsi que les explications de Milena Bühler, éducatrice sociale.

«Offrir un espace de discussion et mieux présenter les jeunes présents ici ainsi que le travail de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM)». Educatrice sociale au foyer des mineurs non accompagnés (MNA), Melina Bühler a résumé ainsi le but des portes ouvertes samedi. Elle a également fait la visite des lieux aux visiteurs, sans oublier de répondre aux nombreuses questions.

Ce foyer de l'EVAM a ouvert le 7 février dernier, à la suite d'une reconversion de bureaux en logements au chemin d'Entre-Bois, à Lausanne. Il accueille 18 jeunes migrants, dont deux filles. Principalement dans la tranche d'âge 15 - 18 ans ainsi que quelques adolescents juste majeurs, tous encadrés par une équipe de 15 professionnels. Une grosse vingtaine de personnes ont répondu présents à l'invitation, samedi, ainsi que deux agents du poste de police du quartier.

Parmi les jeunes migrants, Omar (17 ans) et Fitsum (18 ans) ont échangé quelques notes avec un habitant du quartier qui leur a offert un krar; un instrument de musique originaire d'Erythrée. (photo: fnt)

Parcours migratoire éprouvant et traumatismes

La mission de l'EVAM consiste toujours à héberger, encadrer et assister les requérants et les MNA, comme le prévoit la Loi fédérale sur l'asile. Samedi, le parcours migratoire parfois éprouvant de ces jeunes qui ont fui leurs pays d'origine, avec quelquefois des traumatismes psychologiques, et le projet éducatif apporté pour leur apprendre à devenir autonome ont été rappelés aux visiteurs.

Présent aux côtés d'Erich Dürst, directeur de l'EVAM, le conseiller municipal Oscar Tosato, responsable de la cohésion sociale dans la capitale vaudoise, a souligné la nécessité de ce type de foyer: «Certaines situations à l'étranger provoquent des migrations, a-t-il déclaré. Il faut alors encadrer de la meilleure façon possible ces requérants d'asile mineurs et non accompagnés grâce à ce type d'infrastructure.» L'élu socialiste a aussi rappelé que Lausanne respecte la charte suisse «ville-refuge» pour héberger des jeunes et les faire bénéficier d'une formation. «Ils ont besoin d'avancer dans la vie avec un projet», a insisté Erich Dürst, avant de mentionner l'existence de parrainages d'un jeune pour des personnes volontaires.

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