Policiers tués à new York: «Ils ont pris un des nôtres. Prenons deux des leurs»
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Policiers tués à new York«Ils ont pris un des nôtres. Prenons deux des leurs»

Un homme a ouvert le feu sur deux policiers new-yorkais, samedi à Brooklyn. Avant de se suicider, le forcené a mentionné les dernières bavures policières aux Etats-Unis.

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22.12 Le maire de New York Bill de Blasio, accusé d'encourager les manifestations contre les violences policières, a appelé lundi ses administrés à faire une pause dans leur mouvement. Ceci afin de rendre hommage aux deux policiers assassinés samedi.

22.12 Le maire de New York Bill de Blasio, accusé d'encourager les manifestations contre les violences policières, a appelé lundi ses administrés à faire une pause dans leur mouvement. Ceci afin de rendre hommage aux deux policiers assassinés samedi.

Keystone/AP/David Karp
Un homme a abattu samedi deux policiers à New York avant de se suicider, a annoncé le chef de la police new-yorkaise.

Un homme a abattu samedi deux policiers à New York avant de se suicider, a annoncé le chef de la police new-yorkaise.

Un message laissé sur Internet évoque un acte de vengeance pour la mort d'un Noir désarmé lors d'un incident cet été avec les forces de l'ordre.

Un message laissé sur Internet évoque un acte de vengeance pour la mort d'un Noir désarmé lors d'un incident cet été avec les forces de l'ordre.

Un homme a abattu samedi deux policiers à New York avant de se suicider, a annoncé le chef de la police new-yorkaise. Un message laissé sur Internet évoque un acte de vengeance pour la mort d'un Noir désarmé lors d'un incident cet été avec les forces de l'ordre.

L'auteur des coups de feu, âgé de 28 ans, a tiré à l'aide d'un pistolet semi-automatique sur les deux policiers assis à bord de leur véhicule de patrouille dans le quartier de Brooklyn. Il s'est ensuite engouffré dans une station de métro, où il s'est tiré une balle dans la tête. Les policiers avaient respectivement 32 et 40 ans.

«Ils ont été tués par balle, sans avertissement. Ils ont été purement et simplement assassinés», a déclaré le chef de la police Bill Bratton, lors d'une conférence de presse.

Il a précisé que le meurtrier, qui n'aurait selon lui pas de lien terroriste, était venu de la ville de Baltimore, à 300 kilomètres au sud de New York. Avant de se rendre à Brooklyn, l'agresseur a tiré sur sa compagne, la blessant grièvement.

«Je donne des ailes aux porcs»

Dans un message diffusé samedi sur Instagram et émanant apparemment du suspect, il est écrit: «Je donne des ailes aux porcs aujourd'hui. Ils prennent un des nôtres (...) Prenons deux des leurs.»

Ce message est illustré avec un pistolet argenté et il est accompagné de hashtags évoquant Eric Garner et Michael Brown. Ces deux Noirs sont morts cette année dans des incidents impliquant des policiers blancs, le premier à New York, le second à Ferguson dans le Missouri.

Dans les deux cas, des grands jurys ont décidé de ne pas poursuivre les policiers. Ces décisions ont provoqué des manifestations à New York et dans d'autres villes des Etats-Unis pour dénoncer le traitement des Noirs par la police et l'impunité dont jouiraient les forces de l'ordre.

«Acte de barbarie»

Le maire de New York Bill de Blasio, démocrate dont les relations sont difficiles avec sa police, a dénoncé samedi soir un «assassinat ressemblant à une exécution». De nombreux policiers des divers commissariats de New York ont exprimé leur choc sur Twitter, envoyant condoléances et prières aux familles des victimes.

Un responsable de l'administration fédérale a déclaré que le président Barack Obama avait été informé de cet événement et qu'il était attentif à la situation. Dans un communiqué, le ministre de la Justice, Eric Holder, a dénoncé un «acte de barbarie». (ats/afp)

Obama condamne «inconditionnellement»

Le président américain Barack Obama a condamné dimanche «inconditionnellement» l'assassinat à New York la veille de deux policiers par un homme qui a tiré sur eux à bout portant alors qu'ils étaient en voiture à Brooklyn.

«Je condamne inconditionnellement le meurtre aujourd'hui de deux policiers à New York. Deux hommes courageux ne rentreront pas chez eux ce soir retrouver leurs proches, et pour cela il n'y a aucune justification», a déclaré le président Obama dans un communiqué tôt dimanche, ajoutant: «aujourd'hui, je demande aux gens de rejeter la violence et les mots qui blessent et de préférer les mots qui guérissent».

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