Football: «Ils peuvent vous surprendre à chaque instant»
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Football«Ils peuvent vous surprendre à chaque instant»

Le gardien de l'équipe de Suisse Yann Sommer s'attend à un gros match dimanche face aux Belges. Interview.

par
Tim Guillemin
Lugano
Yann Sommer: «Une finale à domicile pour la première place du groupe, c'est un moment important, face à une des meilleures équipes du monde.»

Yann Sommer: «Une finale à domicile pour la première place du groupe, c'est un moment important, face à une des meilleures équipes du monde.»

Keystone

Laissé sur le banc mercredi face au Qatar (0-1) à Lugano, Yann Sommer retrouvera sa place de titulaire dans les buts de l'équipe de Suisse, dimanche à Lucerne. Face à lui, il trouvera Dries Mertens, Eden Hazard et, peut-être, Romelu Lukaku. Du très lourd. D'autant que la Suisse s'avance avec moult blessés et absents, principalement en défense.

Yann, comment travailler les automatismes alors que votre défense sera remaniée?

Ce n'est pas vraiment un souci, je dois dire. On se connaît suffisamment bien dans cette équipe pour que les automatismes se fassent très vite. On a passé toute la semaine à travailler ensemble, on a pu le faire dans de bonnes conditions, donc je ne suis vraiment pas inquiet à ce niveau.

Préférez-vous lorsque votre défense joue à trois ou à quatre? Les deux systèmes sont potentiellement utilisables pour le match de dimanche

Pour un gardien, ça ne change pas grand-chose. Nous avons ces deux systèmes à disposition et c'est l'entraîneur qui va décider. C'est sûr que c'est différent pour les joueurs, c'est à eux de s'adapter. Mais pas pour le gardien.

Mercredi, la Suisse a été misérable contre le Qatar

Oui, on le sait. Nous sommes des professionnels et nous ne devons pas nous cacher. La performance d'équipe n'était pas bonne et ce n'était pas du tout celle que nous attendions. A ce niveau, on ne peut pas se permettre d'être moins bien. On le sait, on en a parlé et on doit faire une croix sur ce match.

Cette défaite risque-t-elle d'impacter la préparation du match contre la Belgique?

Non, je ne crois pas. Je suis sûr que non, en fait. On va aller de l'avant et on a envie de démontrer que ces deux matches n'ont rien à voir. On espère avoir un bon terrain et livrer un très bon match. On veut offrir une belle performance à notre public pour la dernière sortie de l'année 2018.

Qu'avez-vous pensé de la Belgique au match aller?

Déjà, je tiens à dire que c'est un grand match qui nous attend. Une finale à domicile pour la première place du groupe, c'est un moment important, face à une des meilleures équipes du monde. J'ai trouvé la Belgique impressionnante, le danger peut survenir à tout moment face à elle. Pour moi, le mot qui la qualifie le mieux, c'est: surprenante. Oui, les Belges peuvent vous surprendre à chaque instant par une fulgurance, une accélération, un geste de génie. Ils ont tellement de qualités Mais à l'aller, on n'était pas si loin par séquences. On a prouvé qu'on pouvait rivaliser avec eux.

La Suisse peut-elle s'imposer dimanche et se qualifier pour le «final four» de cette Ligue des Nations?

Bien sûr. On peut gagner contre tout le monde.

Que faudra-t-il faire de mieux qu'au match aller pour y arriver?

On n'était pas si loin Ce genre de matches, je ne vous apprends rien, se joue sur des détails. Il faudra être compacts défensivement, ce qu'on a bien réussi à faire à Bruxelles, et se montrer dangereux offensivement. C'est peut-être là qu'il faudra s'améliorer un peu. On devra apporter plus de danger devant leur but.

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