Nouvel an: Ils plongent dans la nouvelle année
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Nouvel anIls plongent dans la nouvelle année

Des milliers de Néerlandais ont abandonné jeudi leurs vêtements d'hiver pour plonger dans la mer du Nord, bravant le froid à l'occasion de ce qui est devenu un rituel du Nouvel An aux Pays-Bas.

Après un compte à rebours, une foule d'hommes et de femmes en maillot de bain ont entamé leur immersion, souvent aussi brève que glaciale, dans les eaux sur la plage de Scheveningen, à La Haye. Transis de froid, ils ont ensuite pu se réchauffer sous des tentes où leur a été servie la traditionnelle soupe aux pois néerlandaise.

«C'était très, très froid. Mais rafraîchissant», a expliqué, en claquant des dents, Jorik Spruijt, un jeune homme de 19 ans, alors qu'il sortait de l'eau. «C'est une expérience sympa et folle à faire avec les amis. Etre normal, c'est si ennuyeux!», a-t-il lancé. La température de l'eau était de 6 degrés Celsius - soit quatre degrés au-dessus de celle de l'air.

Selon l'organisateur de ce plongeon annuel, Niek de Rooik, la tradition a vu le jour il y a 49 ans, lorsqu'une personne s'est lancée seule dans ce défi, et a attiré par la suite davantage de monde chaque année.

Environ 6500 personnes ont participé au plongeon version 2009 à Scheveningen, soit 3500 de moins que prévu, d'après les organisateurs. Sur les autres plages des Pays-Bas, environ 14 000 personnes ont plongé dans la mer.

Sauts dans le Tibre

A Rome, quatre hommes - deux Italiens, un Polonais et un Algérien -, bravant le froid et la pluie ont fait le traditionnel plongeon du Nouvel An dans les eaux du Tibre à Rome, sous les encouragements de dizaines de badauds.

Ne se laissant pas décourager par les averses, en maillot de bain, ils ont sauté depuis le pont Cavour (17 mètres) dans des eaux particulièrement boueuses du fleuve depuis la crue de la mi- décembre, qui a également laissé le long des quais des milliers de sacs plastique et de vieux troncs d'arbres.

«Mon père plongeait déjà dans le Tibre, à une époque où la baignade était encore autorisée. Cela me plaît bien de perpétuer cette vieille tradition romaine», a expliqué Marco Fois, barman et ancien maître-nageur, dix plongées dans ce fleuve à son palmarès et qui a exécuté un saut acrobatique.

Mais le plus assidu reste Maurizio Palmulli, lui aussi maître- nageur, jeune grand-père de 56 ans, corps tatoué et abondante chevelure blanche, qui a plongé jeudi pour la 21e fois et a dédié son saut aux quatre victimes italiennes des intempéries de décembre 2008.

(ats)

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