«Ils protègent du loup mais effraient l'entourage»
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«Ils protègent du loup mais effraient l'entourage»

Arc alpin. Le canton de Berne est satisfait des chiens de protection. Les éleveurs du Valais, eux, sont plus mitigés.

Pour les autorités bernoises, le recours à des chiens pour protéger les troupeaux de moutons contre les attaques du loup dans le canton est un succès. Aucune attaque de loup ou de lynx n'a été signalée sur les trois alpages gardés par des chiens l'été dernier. Ils se sont rapidement intégrés aux troupeaux. Aucun incident n'a en outre été signalé avec des randonneurs.

En mars 2007, le directeur de l'Economie publique, Andreas Rickenbacher, a mis en œuvre la stratégie baptisée «Gestion du loup dans le canton de Berne». Son principe veut que la prévention passe avant l'intervention. La stratégie veut favoriser la coexistence de l'homme et du loup en réduisant les conflits qui peuvent surgir entre l'animal et les activités humaines.

Dominique Vannay, ancien président de l'Association des éleveurs ovins et caprins du Bas-Valais, se montre plus circonspect: «Ayant perdu 41 bêtes tuées par le loup du Chablais, j'ai acheté deux de ces chiens. Ils protègent le troupeau mais sont ingérables. On ne sait jamais ce qu'ils peuvent réserver comme accueil à des randonneurs. Ils aboient continuellement et stressent le troupeau. Pour moi, l'unique solution à terme, c'est l'absence de loups.» En octobre, un de ces chiens prêté par la coordination nationale à un éleveur valaisan avait même dévoré un petit agnelet. Il a été abattu depuis.

Nando Luginbuhl/ats

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