Actualisé 06.03.2017 à 06:24

Genève

Ils réclament des bus pour rentrer de soirée les jeudis

Des jeunes se battent pour rendre la vie nocturne plus attractive. Ils souhaitent enrichir le réseau des Noctambus.

de
Marine Guillain
Les Noctambus lanceront leur propre application dici la fin du mois.

Les Noctambus lanceront leur propre application dici la fin du mois.

MaG

«Les horaires ne correspondent plus toujours aux moments de sortie», déplore Sylvain Leutwyler, coprésident du Collectif nocturne. Depuis le 1er janvier 2016 et la nouvelle loi sur la restauration et le divertissement (LRDBHD), les bars peuvent ouvrir jusqu'à 2h vendredi matin. Or, comme dans les autres cantons, les Noctambus ne circulent que les nuits des vendredis et samedis.

«Nous voudrions vraiment étendre l'offre au «jeudredi», qui séduit toujours plus les gens, poursuit l'étudiant. Le manque d'offres peut les décourager à sortir, d'autant que certaines communes sont trop peu desservies.» Il relève aussi que les bus de nuit sont peu visibles sur l'app des TPG, qui mettent en œuvre ce service. Et les itinéraires et heures de passage ne sont pas toujours clairs: «Dommage, pour un service bon marché et qui permet à ceux qui ont bu de l'alcool de rentrer tranquilles.»

Paramètres à prendre en compte

Pour créer une nouvelle ligne ou un nouvel horaire, «il faut calculer le nombre de kilomètres pour déterminer les coûts, faire un devis, des demandes d'autorisation, trouver le financement et un exploitant», explique Sékou Cissé, directeur adjoint de l'association Noctambus.

A titre d'exemple, la ligne NC, qui avait été lancée fin 2014 pour faire la tournée des boîtes, coûte 56'000 francs par an. Elle a transporté 11'854 noctambules en 2016, un succès, car c'est presque le double par rapport à 2014 et à l'ancien tracé. La fréquentation sur tout le réseau est en hausse constante, avec 786'785 passagers en 2016. Actuellement, 26 lignes desservent 45 communes genevoises et 28 communes vaudoises et françaises

Les week-ends dans les autres cantons

A Lausanne, neuf bus pyjama partent du Flon. Ils desservent 40 communes, avec généralement un 1er départ entre 1h et 2h et un second départ entre 2h et 4h. A Fribourg, cinq lignes roulent jusqu'à 2h30. Il en existe quatre à Neuchâtel, avec certaines destinations seulement sur demande. Neuf cars postaux assurent des trajets nocturnes en Valais. Le Jura compte treize lignes de bus. Des courses spéciales auront lieu pour le Mardi gras. Mis à part cette exception, tous ces bus de nuit circulent uniquement le week-end.

Déjà plusieurs actions menées

Déjà plusieurs actions menées

Le collectif Pour une vie nocturne riche, vivante et diversifiée fête ses 2 ans. Depuis sa création, il est parvenu à faire ouvrir les bars légalement jusqu'à 2h et cesser l'exclusion des 16-18 ans. Il gère depuis l'été dernier la salle du Terreau, où de nombreux événements festifs sont organisés. En 2017, le collectif va continuer à se battre pour la planification de nouveaux lieux nocturnes, notamment dans les futurs quartiers du PAV.

Une app pour sortir à Genève et à Lausanne

Une app pour sortir à Genève et à Lausanne

Deux étudiants genevois ont lancé Infinight il y a un an. Cette application gratuite est une sorte de plateforme centralisée de tous les lieux et événements nocturnes existant. «Nous avons fait un gros travail de référencement, le but est d'être exhaustif», explique Valentin Gönczy. L'app permet de trouver les bars, clubs et soirées qui correspondent aux goûts musicaux de l'utilisateur, à son budget ou encore à sa position géographique.

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