Crise de la dette: «Ils ruinent nos vies», scandent les Grecs
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Crise de la dette«Ils ruinent nos vies», scandent les Grecs

En Grèce, d'importants rassemblements ont lieu alors que les principales centrales syndicales ont lancé un appel à une grève générale de 48 heures.

Près de 7.000 personnes, selon la police, ont manifesté samedi à Athènes et à Salonique (nord) pour la seconde journée consécutive de protestations auxquelles ont appelé les principaux syndicats grecs contre le nouveau plan de rigueur exigé par les créanciers du pays, UE et FMI.

A la capitale grecque, près de 3.500 manifestants se massaient en milieu de journée sur la place Syntagma, épicentre de toutes les mobilisations depuis le début de la crise grecque, et plusieurs cortèges affluaient des rues adjacentes, a constaté une journaliste de l'AFP.

A Salonique, le nombre des manifestants a atteint 4.000, selon la police.

Non à la rigueur

Les rassemblements interviennent dans le cadre d'un appel à une grève générale de 48 heures entamé vendredi par les principales centrales syndicales grecques en réaction aux nouvelles mesures d'austérité demandées à la Grèce par ses bailleurs de fonds en contrepartie d'un nouveau prêt de 130.000 milliards d'euros.

«Nous sommes là pour dire non à la rigueur qu'ils veulent nous imposer», a lancé Sophia, 38 ans, chercheuse. Pour ajouter: «Le grand rendez-vous sera demain (dimanche) lors du vote (du projet de rigueur) au parlement».

En raison de la grève générale, le métro, les trolleys et les bus ne fonctionnaient pas.

«Plusieurs personnes n'ont pas pu venir manifester aujourd'hui en raison de la grève», explique Kostas, étudiant âgé de 23 ans. Il tenait une banderole où on pouvait lire «Non aux licenciements, effacement de la dette».

Nouvelles manifestations prévues dimanche

De nouveaux rassemblements doivent avoir lieu dimanche en fin de journée alors que les députés seront réunis au parlement pour voter le principe du nouveau plan de rigueur sans lequel la Grèce ne se verra accorder aucune aide supplémentaire de ses créanciers et risque la faillite fin mars.

Vendredi, environ 17.000 personnes, dont 10.000 pro-communistes, ont participé à une première vague de manifestations à Athènes en marge desquelles de brefs incidents se sont produits entre un groupe de manifestants qui ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur la police, laquelle a riposté en tirant des gaz lacrymogènes. (afp)

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