Actualisé 12.10.2016 à 12:06

Suisse

Ils s'offrent des chats mais veulent des peluches

De nombreux Suisses s'offrent des félins après avoir ri devant des vidéos craquantes. Mais les matous finissent souvent dans les refuges ou sont abandonnés.

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cht/nxp

Pas un jour ou presque sans que l'on tombe sur des vidéos sur YouTube ou les réseaux sociaux, montrant les péripéties amusantes de chats craquants. Des vidéos vues des millions de fois par les internautes en mal de douceur. Et ce lavage de cerveau finit par avoir des conséquences: il pousse de nombreux Suisses à s'offrir eux aussi à la maison un matou tout mignon, si possible un jeune chaton, relate le journal 20 Minuten mercredi.

Une responsable de refuge pour chats de la région zurichoise le remarque bien. Il suffit que des vidéos montrant des chats de race deviennent virales sur le web pour qu'elle reçoive des appels de gens cherchant à se procurer ladite race en particulier. Et la plupart du temps, ce sont des mères ou des pères qui veulent un compagnon à 4 pattes pour leur enfant. «Pour que celui-ci puisse dormir à côté de leur bébé, de la même manière que dans les vidéos».

Mieux vaut une peluche

Dans ces cas-là, les associations et les refuges refusent la plupart du temps de donner un animal. Je leur conseille une peluche, indique Manuela Gutermann, présidente de l'Association suisse des amis des chats. Car l'expérience montre que ces gens-là se débarrassent très vite des chats ou les renvoient dans les refuges. «Le nombre de félins donnés ou abandonnés a récemment doublé voire triplé», selon l'association.

Selon les spécialistes des chats, les propriétaires sont déçus car le chat ne se comporte pas de manière aussi mignonne que dans les vidéos. «Ils remarquent aussi que les chatons grandissent, qu'ils perdent des poils, font parfois des saletés ou des dégâts et ont besoin d'attention», souligne Manuela Gutermann. Sans parler de ceux qui abandonnent leur compagnon car celui-ci est malade ou blessé et que le vétérinaire coûte cher. Et pour se débarrasser de leur matou, les propriétaires auraient une technique imparable: prétexter une allergie, selon la responsable.

Autre problème, soulevé cette fois par une Fondation privée alémanique pour la protection des animaux: les gens ne stérilisent pas assez leurs chats. Et ils sont tout contents de pouvoir placer leurs chatons aussi vite que possible.

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