France: Ils scient leurs barreaux et prennent la clé des champs
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FranceIls scient leurs barreaux et prennent la clé des champs

Deux détenus de la maison d'arrêt d'Amiens se sont évadés dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué mardi l'administration pénitentiaire.

La maison d'arrêt d'Amiens.

La maison d'arrêt d'Amiens.

photo: Kein Anbieter/Google Street View

Les deux hommes ont «grandement» bénéficié de l'aide d'un complice à l'extérieur, qui leur a lancé une corde, a déclaré à l'AFP Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires. Ce complice a pu être interpellé «grâce à la réaction très rapide du personnel de surveillance», a-t-il précisé.

Condamnés chacun à des peines de trois ans de prison, l'un pour une affaire de vol, l'autre dans un dossier de trafic de stupéfiants, les deux prisonniers âgés d'une trentaine d'années ont été en revanche «manqués pour quelques secondes» par la police et sont en fuite, a précisé M. Jégo.

Sous une forte pluie, les deux détenus sont parvenus à se hisser sur le toit de l'établissement, jusqu'au dessus des ateliers où ils ont réceptionné la corde, lancée par-dessus le mur d'enceinte et le chemin de ronde. Une «enquête administrative» a été ouverte pour déterminer comment les lames de scie ont pu parvenir jusqu'à eux.

Grâce à une corde

Lors de leur évasion, ils ont été «manqués pour quelques secondes» par la police et sont en fuite, a précisé M. Jégo.

Sous une forte pluie, les deux détenus sont parvenus à se hisser sur le toit de l'établissement, jusqu'au dessus des ateliers où ils ont réceptionné la corde, lancée par-dessus le mur d'enceinte et le chemin de ronde.

Les deux évadés, dont le terme de la peine était prévu en 2017 et 2018, «encourent pour ces faits une peine de 10 ans d'emprisonnement», selon le parquet.

Une «enquête administrative» a été ouverte pour déterminer comment les lames de scie ont pu parvenir jusqu'à eux.

«A l'ancienne»

«Ils ont agi à l'ancienne. C'est pathétique, c'est la deuxième fois en moins d'un an dans cette prison que des détenus s'évadent en sciant les barreaux de leur cellule», a commenté Joris Ledoux, du syndicat de gardiens de prison UFAP.

Trois détenus d'une même cellule s'étaient en effet échappés dans la nuit du 3 au 4 novembre selon le même mode opératoire. Ils avaient été retrouvés quelques jours plus tard, l'un dans la région de Reims, les deux autres en Norvège. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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