Asile: Ils se bâillonnent pour dénoncer les expulsions

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AsileIls se bâillonnent pour dénoncer les expulsions

Des défenseurs du droit d'asile ont manifesté mardi à Lausanne contre la «machine à expulser» les requérants déboutés.

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Action spectaculaire des membres du Collectif R, enchainés et bâillonnés, dans le bâtiment du Service de l'Economie du canton de Vaud. (Mardi 19 juin 2018)

Action spectaculaire des membres du Collectif R, enchainés et bâillonnés, dans le bâtiment du Service de l'Economie du canton de Vaud. (Mardi 19 juin 2018)

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Ils critiquent la pratique vaudoise, qui fait une «application féroce et inhumaine» des directives de Berne pour expulser les personnes déboutées de l'asile. (Mardi 19 juin 2018)

Ils critiquent la pratique vaudoise, qui fait une «application féroce et inhumaine» des directives de Berne pour expulser les personnes déboutées de l'asile. (Mardi 19 juin 2018)

Keystone
Ils ont dénoncé une «machine à expulser». (Mardi 19 juin 2018)

Ils ont dénoncé une «machine à expulser». (Mardi 19 juin 2018)

Keystone

Une quinzaine de défenseurs de l'asile se sont enchaînés et bâillonnés mardi dans les locaux du Département vaudois de l'économie, à Lausanne. Cette action symbolisait leur opposition aux renvois des requérants d'asile. Ils ont dénoncé une «machine à expulser».

Le collectif R a critiqué la pratique vaudoise, qui fait une «application féroce et inhumaine» des directives de Berne pour expulser les personnes déboutées de l'asile, écrit-il. A la veille de la Journée internationale des réfugiés, il souhaitait «montrer ce que les requérants déboutés subissent dans un silence total».

L'aide d'urgence permet juste de ne pas mourir de faim. Dans les centres, la majorité des personnes sont des déboutés de l'asile. Certains depuis huit, douze, 18 ou 22 ans, expliquent les militants.

Une enquête sur la «machine à expulser»

Sous contrôle constant du Service de la population (SPOP), les personnes déboutées attendent avec angoisse la prolongation du «papier blanc», l'accusé de réception qui atteste de leur présence dans le canton. Mais même prolongé, ce papier n'est pas assurance de tranquillité, explique le collectif.

Philippe Leuba, le conseiller d'Etat en charge de l'asile, était en déplacement à l'étranger, lors de l'action de mardi dans ses locaux. Le collectif va demander au Grand Conseil de se pencher sur les pratiques vaudoises en matière d'accueil et de renvoi. Il réclame l'ouverture d'une enquête parlementaire sur cette «machine à expulser». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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