Attentats de Paris: Ils sont à la rue depuis l'assaut de Saint-Denis

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Attentats de ParisIls sont à la rue depuis l'assaut de Saint-Denis

Leur immeuble est devenu inhabitable mais vingt-neuf ménages n'ont toujours pas de solution de relogement. Colère.

L'immeuble qui a fait l'objet de l'assaut des forces de police françaises, après les attentats du 13 novembre 2015.

L'immeuble qui a fait l'objet de l'assaut des forces de police françaises, après les attentats du 13 novembre 2015.

photo: AFP

Sinistrées depuis l'assaut antiterroriste lancé après les attentats du 13 novembre, plusieurs dizaines de personnes ont manifesté lundi à Saint-Denis pour leur relogement et pour dénoncer, disent-elles, le «mépris» du gouvernement à leur égard.

«L'angoisse a laissé place à la colère», a déclaré N'Goran Ahoua, porte-parole de l'association des victimes du 48 rue de la République à Saint-Denis, qui demande un relogement plus rapide des sinistrés et la reconnaissance d'un statut de victimes de terrorisme.

«Cela fait déjà deux mois que ça s'est passé, c'est dur, a-t-il confié. Nous pâtissons d'un mépris du gouvernement à notre égard.».

Sur les 43 ménages de l'immeuble, désormais inhabitable, qui abritait une cache des djihadistes, 29 ne se sont pas encore vu proposer de solution de relogement et sont hébergés en chambres d'hôtel ou en foyers, selon la mairie. «Leur situation sociale et géographique joue une fois de plus contre eux», a estimé le maire-adjoint (PCF) de Saint-Denis Stéphane Peu, pointant ce qu'il considère être de l'inertie étatique dans ce dossier.

Quatorze propositions réelles de relogement ont en revanche été soumises par la Communauté d'agglomération Plaine Commune. Six ont été acceptées par des familles, a annoncé l'association Droit au logement (DAL), présente à la manifestation.

Restent les cas plus épineux des dix-sept ménages sans-papiers, dont certains font toujours l'objet d'une obligation de quitter le territoire.

Parmi eux Mohamed Chikh, Marocain en situation irrégulière, qui a été gravement blessé au bras lors de l'assaut et qui doit être opéré prochainement. «Je suis à la rue», a-t-il confié. «Parfois, des connaissances m'hébergent. Mais je n'arrive plus à dormir.» (nxp/afp)

(NewsXpress)

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