Genève: Ils sont candidats, mais ne siégeront pas au Parlement
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GenèveIls sont candidats, mais ne siégeront pas au Parlement

De nombreux politiciens briguent à la fois l'Exécutif et le Législatif. Parmi eux, six n'ont pas l'intention d'intégrer le Grand Conseil.

par
Raphaël Leroy

«Je vais vous le dire franchement: je ne siégerai pas au Grand Conseil si j'échoue au Conseil d'Etat. Je suis contre les doubles mandats. J'ai accepté d'être tête de liste pour tirer mon parti.» Cet aveu du PDC Luc Barthassat est illustratif. Comme le conseiller national, cinq autres candidats, qui convoitent à la fois l'Exécutif et le Parlement, n'honoreront pas leur mandat législatif. En cause: un double mandat trop gourmand en temps, voire prohibé par les partis.

C'est le cas à gauche pour les maires PS Sandrine Salerno et Thierry Apothéloz, ainsi que pour le conseiller national Vert Antonio Hodgers. «Mon parti n'interdit pas le double mandat temporaire s'il y trouve son intérêt», indique de son côté l'UDC Yves Nidegger qui, avec sa colistière Céline Amaudruz, n'entend pas siéger durablement.

Mais alors, est-ce bien correct d'être tête de liste? «C'est une tradition genevoise», argue Antonio Hodgers. «Cela n'a jamais choqué personne et je ne pense pas que ce soit incorrect vis-à-vis des électeurs», estime Sandrine Salerno.

Pourtant, le PLR et le MCG ont pris le risque de se passer de leurs locomotives de l'Exécutif pour la course au Parlement. «Mauro Poggia et Delphine Perella-Gabus auraient pu nous rapporter des voix, mais nous avons estimé que ce n'était pas honnête», confie le No 1 du MCG, Roger Golay. «C'est le prix à payer de l'honnêteté, note le président du PLR, Alain-Dominique Mauris. Les autres partis ont agi par pur opportunisme.»

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