Lausanne: Ils vendaient des décodeurs piratés
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LausanneIls vendaient des décodeurs piratés

Trois quadragénaires, dont le propriétaire de magasins à Fribourg et Renens, sont jugés depuis mardi pour avoir écoulé des décodeurs TV trafiqués.

par
Christian Humbert

Capter les chaînes cryptées grâce à des décodeurs trafiqués, sans payer

d'abonnement, est parfaitement illégal. Les diffuseurs, plaignants dans l'affaire avec le fabricant suisse des boîtiers, affirment s'être fait grugé de dizaines de milliers de francs.

Montants contestés

Les faits sont admis même si le nombre d'appareils vendus est contesté: près de 400 selon l'enquête, nettement moins selon les accusés. Les

montants encaissés le sont dans la même mesure: au moins 200'000 francs selon l'accusation, alors que les accusés affirment que la somme est largement inférieure.

Codes trouvés sur le net

C'est dès 2006 que le propriétaire de

magasins spécialisés dans les paraboles a commencer à modifier les boîtiers Nagra mis au point par Kudelski. Il pouvait ainsi de capter les chaînes TPS (englobées dans

Canal+ dès 2007), Canal+ bien sûr, mais aussi des bouquets allemands ou

italiens. Il a d'abord acheté des cartes de décodage officielles qu'il a dupliquées avant de modifier les processeurs en trouvant les codes sur internet.

«Je ne savais pas que c'était illégal»

C'est aussi par le biais du net qu'il a écoulé ses appareils, aidés par deux clients devenus des revendeurs payés à la commission. «Je ne savais pas que c'était illégal en Suisse, pays où

l'on ne pouvait pas s'abonner à Canal+, sinon je ne l'aurais pas fait» s'est défendu l'un de ces revendeurs.

De 350 à 850 francs

Les boîtiers étaient vendus de 350 francs à 850 francs suivant leurs

performances. Un contrat de maintenance de 350 francs était proposé: il fallait souvent réinitialiser les appareils quand les chaînes modifiaient les codes.

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