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TessinIls vendaient des permis B: quatre arrestations

Scandale à l'office cantonal des migrations tessinois. Un employé octroyait des permis B à des personnes qui n'en avaient pas le droit. Il a été arrêté.

par
atk
Un employé de l'office des migrations tessinois offrait des permis de séjour B.

Un employé de l'office des migrations tessinois offrait des permis de séjour B.

Quatre personnes, en lien avec une enquête ouverte sur de la traite d'êtres humains, de la corruption et des infractions à la loi sur les étrangers, ont été interpellées mardi dans la région de Bellinzone. Un Suisse âgé de 25 ans, précédemment arrêté au Kosovo à la suite d'un mandat d'arrêt, et propriétaire d'une entreprise de constructions actuellement en liquidation, est considéré comme le cerveau de la cellule.

L'homme a obtenu pour plusieurs personnes des permis de séjour B pour le Tessin ainsi que d'autres cantons suisses. Il a gagné ainsi plusieurs milliers de francs. Pour ce faire, il a pu compter sur l'aide d'un employé de l'office cantonal des migrations tessinois âgé de 28 ans, d'une femme, ancienne fonctionnaire du même bureau, et d'un autre homme de 27 ans. Mais les rôles respectifs de ces deux dernières personnes dans l'affaire ne sont pas encore formellement connus par les enquêteurs.

«Le Département des institutions a pris acte de l'arrestation d'un collaborateur et d'une ex-collaboratrice de l'office des migrations. Les personnes sont accusées de vol, de corruption passive et d'infraction à la loi fédérale sur les étrangers. L'enquête avait été ouverte l'année dernière à la suite de la plainte déposée par la cheffe de la section de la population Morena Antonini. Le Département des institutions informe que la collaboration avec les enquêteurs sera complète comme elle l'a été ces derniers mois», ont fait savoir les autorités à 20minuti.ch/tio.ch.

Accès refusé

Lors d'une conférence de presse, le directeur du Département des institutions, le conseiller d'Etat Norman Gobbi, a fortement condamné les faits. Il déplore que les fonctionnaires abusent de la confiance des citoyens et de l'administration cantonale.

L'ancienne collaboratrice de 28 ans a été licenciée en 2015 pour des «raisons disciplinaires», sans relations avec le cas. Norman Gobbi attend une communication officielle du Ministère public concernant le collaborateur encore en service. L'accès à son poste de travail lui est déjà refusé.

Cet Italien d'origine a été engagé en 2010. Il a obtenu la nationalité suisse par la suite. Depuis 2011, seuls des Suisses sont engagés. Le risque d'abus est ainsi réduit, a expliqué M. Gobbi. (atk/ats)

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