Actualisé 11.01.2015 à 20:49

RévélationImages choc refusées par le label de The Prodigy

Le clip de «Smack My Bitch Up» est pour beaucoup dans le succès du groupe britannique. Il a pourtant failli ne pas exister.

de
Julien Delafontaine
L'originalité de Jonas Akerlund (à g.) a séduit Liam Howlett (à d.).

L'originalité de Jonas Akerlund (à g.) a séduit Liam Howlett (à d.).

Le combo electro-punk sortira «The Day Is My Enemy» le 30 mars. Ce 6e disque de The Prodigy est l'un des albums les plus attendus de l'année 2015. Rien d'étonnant à cela. Depuis le clip choquant de «Smack My Bitch Up», sorti en 1997, le groupe a une cote d'enfer, rockers et clubbers s'attendant à un nouveau scandale à chacune de leurs publications.

La célèbre vidéo, interdite de diffusion à l'époque, est l'œuvre du Suédois Jonas Akerlund. Elle montre une clubbeuse, en caméra subjective, qui boit, se drogue, vomit puis couche avec une inconnue. Son réalisateur a imaginé ce scénario après une nuit arrosée. Il explique au site noisey.vice.com avoir eu beaucoup de difficulté à le mettre en boîte. D'abord parce que son patron l'avait pris en grippe. «Il avait vu le storyboard qu'on avait fait avec une tonne de nichons et de sang. Il m'avait prévenu qu'il me mettrait à la porte si je faisais ce clip.» Ensuite, la GoPro n'existait pas. «On a scotché une énorme caméra 35 mm sur Henrik, le pauvre chef opérateur», détaille Akerlund.

Le réalisateur raconte aussi avoir eu maille à partir avec le label du groupe. «Je leur ai envoyé une VHS du clip sans effets spéciaux. Ils ont détesté et m'ont viré.» Il a alors terminé le travail «pour le plaisir» et l'a envoyé à Liam Howlett. Bingo! La tête pensante de The Prodigy a adoré et le clip a été publié. Depuis lors, Akerlund a bossé pour Madonna, Beyoncé ou Guetta.

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