Marseille: Immeubles effondrés: les habitants reviennent
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MarseilleImmeubles effondrés: les habitants reviennent

Des dizaines d'habitants ont pu regagner leur logement après l'effondrement meurtrier de plusieurs immeubles à Marseille.

Les personnes avaient été évacuées de 18 immeubles situés dans le périmètre immédiat des trois immeubles effondrés le 5 novembre.

Les personnes avaient été évacuées de 18 immeubles situés dans le périmètre immédiat des trois immeubles effondrés le 5 novembre.

AFP

Un mois après l'effondrement de plusieurs immeubles dans le centre ville de Marseille qui a fait huit morts, 70 personnes ont été autorisées à regagner leur domicile, a annoncé mardi la municipalité dans un communiqué.

Les personnes avaient été évacuées de 18 immeubles situés dans le périmètre immédiat des trois immeubles effondrés le 5 novembre. Les habitants devaient observer mercredi huit minutes de silence pour rendre hommage, un mois après les faits, aux huit victimes sur les lieux et à l'heure du drame. «Les agents municipaux observeront une minute de silence et les drapeaux seront en berne», précise la mairie.

Nombreux immeubles toujours évacués

Au total, 184 immeubles sont toujours évacués, dont une trentaine dans le quartier de Noailles, depuis le 5 novembre et 1508 personnes ont été évacuées, dont 1239 sont hébergées dans 31 hôtels de la commune.

En un mois, la mairie a pris 43 arrêtés de péril, soit autant que pour toute l'année 2016 (57 en 2017). Depuis le 5 novembre, elle a enregistré 840 signalements, qui ont donné lieu à 612 visites des services municipaux.

Huit personnes sont mortes le 5 novembre dans l'effondrement d'immeubles mitoyens dans le quartier de Noailles, dans le centre-ville de Marseille. Un troisième immeuble s'était effondré à leur suite.

Le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire contre X pour «homicides et blessures involontaires», qui a été confiée à trois juges d'instruction du pôle accident collectif du tribunal de grande instance de Marseille.

Plusieurs personnes ont déjà été entendues dans le cadre de l'enquête de flagrance de la police judiciaire, sans garde à vue à ce stade. Des documents et des supports informatiques ont également été saisis lors de perquisitions opérées dans les locaux des services de la mairie et du syndic, aux domiciles des propriétaires et chez les experts ayant été amenés à examiner les trois immeubles. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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